Entre patrimoine, création et transmission, le festival revient pour une deuxième édition au fort de Sidi Ali El Mekki
Lancé en 2025, le Festival Tuni-Jazz a su trouver sa place dans le paysage culturel du nord tunisien en proposant un dialogue original entre jazz, patrimoine et création contemporaine. Pour sa première édition, la manifestation avait permis au public de découvrir plusieurs formations musicales, tout en associant concerts, exposition d’instruments traditionnels et ateliers de transmission artistique. Une expérience encourageante qui a confirmé l’intérêt d’un tel rendez-vous dans une région riche de son histoire et de sa diversité culturelle.
Fort de ce premier succès, le festival revient pour une deuxième édition les 30 et 31 octobre ainsi que le 1er novembre 2026. Organisée par la Maison de la Culture de Ghar El Melh avec le soutien du ministère des Affaires culturelles et de la Délégation régionale des Affaires culturelles de Bizerte, cette nouvelle édition prendra ses quartiers dans un site exceptionnel : le fort historique de Sidi Ali El Mekki, dont les remparts surplombent l’une des plus belles baies du pays.
Un voyage au cœur de l’improvisation
Les festivités débuteront le vendredi 30 octobre à 15h30 avec la cérémonie d’ouverture, avant un master class consacré à l’un des fondements du jazz : l’improvisation. Intitulée « L’art de l’improvisation dans la musique jazz », cette rencontre offrira au public une occasion privilégiée d’approcher les mécanismes créatifs qui font toute la singularité de ce langage musical.
À 16h30, place à la scène avec « Contrast », projet du contrebassiste et compositeur Slim Abida, musicien reconnu pour son univers où se croisent influences méditerranéennes, jazz contemporain et musiques du monde.
Quand les sonorités tunisiennes rencontrent le jazz
La deuxième journée, prévue le samedi 31 octobre, poursuivra cette réflexion sur les échanges culturels et artistiques. Un master class intitulé « De la musique tunisienne au jazz : espaces de métissage et de création » mettra en lumière les multiples passerelles qui relient les traditions musicales tunisiennes aux formes modernes du jazz.
Cette exploration trouvera son prolongement naturel dans le concert « OCTUN » du pianiste et compositeur Omar Ouair, un artiste dont le travail se distingue par une recherche permanente de nouveaux territoires sonores, à la croisée des héritages culturels et des écritures contemporaines.
Une clôture sous le signe de la création
Le rideau tombera le dimanche 1er novembre avec « The Blu Testament », spectacle porté par Lekaa Mansouri. Ce concert de clôture viendra conclure trois journées placées sous le signe de l’échange, de l’expérimentation et du dialogue entre les cultures musicales.
Au-delà de sa programmation artistique, Tuni-Jazz poursuit un objectif plus large : faire du jazz un espace de rencontre accessible à tous et inscrire durablement Ghar El Melh sur la carte des manifestations culturelles nationales. Le choix du fort de Sidi Ali El Mekki n’est d’ailleurs pas anodin. En investissant ce monument emblématique, les organisateurs créent un pont entre mémoire et modernité, entre patrimoine architectural et création musicale.
À travers cette deuxième édition, le festival confirme ainsi son ambition de devenir un rendez-vous incontournable pour les amateurs de jazz, mais aussi pour tous ceux qui voient dans la culture un vecteur de découverte, de dialogue et d’ouverture sur le monde.



