Des chercheurs du réseau hospitalier et universitaire américain Mass General Brigham ont développé un outil d’intelligence artificielle capable d’estimer l’âge facial et de prédire le risque de mortalité des patients atteints de cancer à partir d’une photographie.
Publiée le 19 octobre courant dans la revue The Lancet Digital Health, l’étude repose sur un modèle baptisé « FAHR-Face », entraîné sur plus de 40 millions de photographies de visages.
Cette technologie comprend deux outils complémentaires : « FAHR-FaceAge », qui estime l’âge apparent du patient et le compare à son âge chronologique, et « FAHR-FaceSurvival », qui évalue directement son risque de mortalité à partir de ses traits faciaux.
Selon Hugo Aerts, l’un des principaux chercheurs de l’étude, cette approche ouvre de nouvelles perspectives dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour évaluer le pronostic des patients atteints de cancer.
Les résultats montrent que les patients dont le visage paraissait au moins cinq ans plus âgé que leur âge réel présentaient un risque de mortalité supérieur de 21 %. À l’inverse, ce risque était inférieur de 17 % chez ceux dont le visage paraissait au moins cinq ans plus jeune.
Les chercheurs ont également observé un lien entre le vieillissement facial estimé et certaines habitudes de vie, notamment le tabagisme, la consommation excessive d’alcool et l’usage de drogues.
Malgré ces résultats prometteurs, cette technologie reste un outil complémentaire d’aide à l’évaluation médicale et ne peut se substituer aux examens médicaux et cliniques.



