Créateurs de contenu et exploitation sexuelle : de lourdes peines pouvant atteindre 25 ans
La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison pouvant atteindre 25 ans à l’encontre de 24 accusés, dont plusieurs créateurs de contenu sur les plateformes TikTok et Instagram.
Les prévenus avaient été renvoyés devant cette juridiction par la chambre d’accusation près la Cour d’appel de Tunis pour répondre d’une série de charges liées notamment à la production et à la diffusion de contenus à caractère pornographique impliquant des enfants ou d’autres personnes, ainsi qu’à l’exploitation sexuelle et financière.
Les poursuites portent également sur l’utilisation de systèmes informatiques pour diffuser des images et des séquences vidéo d’agressions sexuelles commises sur autrui, la traite des personnes et la participation à un groupe criminel organisé, sur le territoire tunisien ou à l’étranger, dans le but de recruter des personnes par la force, la menace ou la contrainte à des fins d’exploitation, rapporte Jawhara fm.
Les accusés sont également poursuivis pour blanchiment d’argent.
Les faits reprochés sont prévus notamment par les articles 2, 8 et 10 de la loi n° 61 de 2015 relative à la prévention et à la lutte contre la traite des personnes, l’article 26 du décret-loi n° 54 de 2022 relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication, ainsi que les articles 92 à 97 de la loi organique n° 26 du 7 août 2015 relative à la lutte contre le terrorisme et à la répression du blanchiment d’argent.



