Editorial

Dar Hussein et Tourbet el Bey, deux joyaux à valoriser 

  • 1 novembre 2026
  • 3 min de lecture
Dar Hussein et Tourbet el Bey,  deux joyaux à valoriser 
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Le patrimoine architectural tunisien, en général, et islamique, en particulier, ne cesse d’être apprécié et mis en relief par les différentes instances régionales et internationales avec l’annonce par le ministère des Affaires culturelles de l’inscription du palais Dar Hussein et de Tourbet el Bey, deux édifices de la médina de Tunis, au Registre du patrimoine architectural et urbain des pays arabes.

En effet, cette inscription a été, récemment, rendue officielle lors de la tenue de la 11e session de l’Observatoire du patrimoine architectural et urbain dans les pays arabes, relevant de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (Alecso).

Peu nombreux sont les Tunisiens et, surtout, les habitants de Tunis qui connaissent ces deux joyaux de l’architecture islamique, alors que les autorités compétentes ne semblent pas être conscientes de l’importance de ces édifices au niveau historique, culturel, esthétique et touristique.

Pourtant, le palais de Dar Hussein abrite, justement, le siège de l’Institut national du patrimoine (INP), ce qui aurait dû constituer un facteur déterminant pour mieux promouvoir cette œuvre, mais cette situation semble présenter, au contraire, un inconvénient pour les éventuelles visites, dans la mesure où cela pourrait se révéler être un inconvénient pour la bonne marche des rouages administratifs de ce prestigieux institut.

Quant à Tourbet El Bey, elle ne dispose d’aucun signe distinctif pour attirer les visiteurs puisque rares sont les habitants de la capitale qui connaissent avec précision l’emplacement de ce monument dont les portes sont souvent fermées en l’absence de toute animation ou autre signe incitant les passants à y entrer pour découvrir les merveilles et la beauté des épitaphes et autres stèles des tombes des membres de la dynastie husseinite de Tunisie.

Et au lieu d’apercevoir, de temps à autre, juste un gardien devant un portail très anodin, il aurait été plus adéquat de créer une réelle dynamique aux alentours de l’édifice et dans toute l’artère qui porte, d’ailleurs, la dénomination de “Tourbet el Bey”  avec des permanences assurées par des responsables spécialistes, sans oublier que la même rue abrite la “Maison Ibn Khaldoun”, elle aussi méconnue.

En résumé, la médina de Tunis, choyée à sa juste valeur par les organismes internationaux, dont notamment l’Unesco, bénéficie, certes, d’un grand intérêt de la part des mécanismes compétents, mais elle gagnerait à bénéficier de davantage d’actions concrètes pour rayonner à la hauteur de son patrimoine.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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