Iran – Etats-Unis: Khamenei ordonne une riposte militaire sans «limites géographiques» face aux nouvelles menaces
À l’heure où se multiplient les spéculations sur une reprise de la guerre au Moyen-Orient, le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a mis en garde, hier samedi, les États-Unis contre de nouvelles frappes.
La Presse — Le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a ordonné aux forces armées de son pays de riposter immédiatement et sans «limites géographiques» à toute menace ennemie, peut-on lire dans un communiqué publié hier sur son compte Telegram officiel.
« Si les ennemis lancent à nouveau des attaques militaires ou terroristes, ce sont les forces armées de la République islamique et le peuple iranien qui détermineront le moment et les conditions de leur fin », a réagi Mojtaba Khamenei dans un communiqué, menaçant « d’une riposte immédiate, puissante et sans limites géographiques ».
Selon Mojtaba Khamenei, l’Iran déterminera le moment et les conditions de la fin de toutes nouvelles attaques militaires ou «terroristes» de la part de ses ennemis.
Il a également demandé une actualisation de la liste des cibles militaires afin de placer les ressources «matérielles et immatérielles» américaines et sionistes à la portée des forces iraniennes.
En écho au guide suprême, le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, a livré des avertissements au camp ennemi. « Si le président américain se lance une nouvelle fois dans une aventure régionale sous la pression des sionistes et dans le but de les satisfaire, les flammes de la guerre embraseront sans aucun doute une zone géographique beaucoup plus vaste », a-t-il déclaré sur X.
L’Iran avait déjà menacé de s’en prendre aux centres de données et systèmes d’intelligence artificielle, tout comme aux câbles sous-marins dans le stratégique détroit d’Ormuz afin de porter préjudice aux Etats-Unis et à leurs alliés régionaux.
Le président américain, Donald Trump, et son allié sioniste, Benyamin Netanyahou, ont agité la menace ces dernières semaines, et des informations de presse évoquent une possible campagne militaire courte et intense après les élections américaines de mi-mandat prévues mardi 3 novembre.



