A la une Actualités

Budget 2027 de la présidence du gouvernement

  • 3 novembre 2026
  • 6 min de lecture
Budget 2027 de la présidence du gouvernement
5 min de lecture

Le projet de budget de la mission de la présidence du gouvernement pour l’année 2027 prévoit des crédits de l’ordre de 377,924 millions de dinars, enregistrant une progression de 0,3 % par rapport à l’exercice précédent. La modernisation de l’administration, la numérisation des services publics, les retards dans la réalisation des projets et la régularisation des situations professionnelles ont figuré parmi les principales préoccupations soulevées par les parlementaires lors de l’examen de ce projet.

Ces questions ont été abordées lundi, lors d’une séance de travail conjointe entre la Commission de l’organisation de l’administration, de son développement, de la numérisation, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et la Commission des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts. La réunion a été consacrée à l’audition des représentants de la présidence du gouvernement sur le projet de budget de cette mission pour 2027.

Selon un communiqué publié mardi par l’ARP, les crédits prévus sont répartis entre six programmes : le pilotage, le contrôle, l’information, la communication et la formation, la gestion du secteur public, la modernisation des services administratifs ainsi que le pilotage et le soutien.

À l’ouverture de la séance, le président de l’Instance générale de la fonction publique à la présidence du gouvernement a présenté les principales missions de cette institution, notamment la mise en œuvre de la politique générale de l’État conformément aux orientations du président de la République, la continuité du fonctionnement des services publics et la gestion de l’administration.

Il a également évoqué l’exécution des stratégies nationales et sectorielles ainsi que l’amélioration de la gestion des deniers publics, dans l’objectif de soutenir le développement durable, la croissance économique et le rôle social de l’État.

La présentation a également porté sur les principaux référentiels encadrant cette mission, dont la circulaire relative à l’élaboration du projet de budget de l’État pour 2027, le Plan de développement 2026-2030, la Stratégie nationale de transformation numérique à l’horizon 2025 et la stratégie de modernisation de l’administration et de la fonction publique.

Les représentants de la présidence du gouvernement ont, par ailleurs, exposé les efforts engagés pour améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale, accélérer la réalisation des projets publics et renforcer la bonne gouvernance des entreprises et établissements publics. L’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques en matière de partenariat avec le secteur privé ont également été abordées.

Deux axes stratégiques ont été mis en avant : le développement du pilotage et de la coordination de l’action gouvernementale, d’une part, et la modernisation de l’administration, la promotion d’une culture de la performance, la rationalisation des ressources et l’amélioration de la qualité des services, d’autre part.

Les retards des projets publics et les réformes législatives soulevés

Au cours des débats, les députés ont notamment interrogé les représentants de la présidence du gouvernement sur l’état d’avancement de la modernisation de l’administration, la numérisation des services et la simplification des procédures. Ils ont également abordé le développement des achats publics en ligne et ses répercussions sur les différentes étapes de passation des marchés.
La réforme des entreprises et établissements publics, leur restructuration et l’amélioration de leur gouvernance ont également été au centre des interventions. Les parlementaires ont demandé une évaluation de l’expérience du partenariat public-privé (PPP), tout en appelant à son activation et à l’élargissement du nombre de projets réalisés dans ce cadre.
Les difficultés liées à l’exécution des marchés publics et aux retards enregistrés dans la réalisation des projets, notamment les grands projets, ont également été soulevées. Les députés se sont notamment interrogés sur les critères de fixation des priorités et les modalités d’établissement de la liste des projets bloqués.
Ils ont, en outre, exprimé leurs préoccupations concernant la lenteur des réformes législatives et l’avancement de la révision de plusieurs textes, dont la loi n° 112 de 1983 relative à la fonction publique, le décret n° 1039 de 2014 portant réglementation des marchés publics et le décret n° 1142 de 2001 relatif aux frais de mission à l’étranger.
La révision du Code des eaux, du Code forestier et du décret relatif aux associations a également été évoquée.

L’emploi et la régularisation des situations professionnelles au centre des préoccupations

Le dossier de l’emploi et de la régularisation des situations professionnelles a occupé une place importante dans les interventions des députés. Ces derniers ont insisté sur la nécessité d’adopter une approche globale pour accélérer la régularisation de certaines situations relevant des mécanismes d’emploi précaire et d’améliorer la répartition des agents entre les services administratifs confrontés à un déficit de ressources humaines.
Ils ont également appelé à prendre en considération les conditions sociales et le facteur géographique dans le traitement de la situation des ouvriers des chantiers.
Les parlementaires ont, par ailleurs, demandé des précisions sur l’état d’avancement de la plateforme numérique destinée à assurer l’application de la loi n° 18 du 22 décembre 2025, portant dispositions exceptionnelles pour le recrutement, dans le secteur public et la fonction publique, des diplômés de l’enseignement supérieur en chômage de longue durée.
Enfin, les députés ont souligné la nécessité de renforcer la concertation entre les pouvoirs exécutif et législatif afin d’accélérer la réalisation des grands projets. Ils ont estimé que ces projets constituent un levier pour le développement national, la relance économique, la création d’emplois et le renforcement des infrastructures dans les régions de l’intérieur, contribuant ainsi à la justice sociale et à la réponse aux attentes des Tunisiens.
En réponse aux différentes interventions, les cadres administratifs de la présidence du gouvernement ont réaffirmé leur disponibilité à travailler dans une approche participative avec les deux chambres du pouvoir législatif. Ils ont également apporté des éclaircissements et présenté des données et des statistiques concernant les différentes questions soulevées.

Auteur

R. I

You cannot copy content of this page