Face aux récentes turbulences qui secouent le marché de la tomate fraîche en Tunisie, les consommateurs observent une raréfaction de l’offre et des étiquettes à la hausse. Cette situation s’explique en premier lieu par l’impact direct du dérèglement climatique. Les épisodes de fortes chaleurs observés durant l’été ont lourdement affecté les jeunes plants, incapables de survivre à ces températures extrêmes. Parallèlement, des intempéries intenses associées à des chutes de grêle sont venues dévaster les cultures dans des bassins agricoles clés, notamment au niveau du gouvernorat de Kasserine.
Invité ce vendredi sur les ondes de Mosaïque FM, Adel Antit, membre de la chambre nationale des producteurs de tomates, est venu apporter un éclairage sur l’origine de cette crise. Le représentant professionnel a formellement dédouané les exploitants agricoles quant à l’augmentation des tarifs au détail. Il a précisé que le prix de cession à la ferme reste contenu et ne franchit pas la barre des 2 500 millimes au plus haut de la courbe.
Selon lui, la responsabilité de cette surchauffe tarifaire repose quasi exclusivement sur la structure des circuits de distribution et la multiplication des intermédiaires. Dans ce contexte tendu, un appel à la retenue a été lancé à l’attention des ménages afin qu’ils adaptent leurs volumes d’achat et évitent les comportements de panique.
Sur le plan de la marchandise disponible, les pièces proposées actuellement affichent une qualité convenable à bonne, sans toutefois rivaliser avec les standards des meilleures récoltes, la tomate demeurant un produit hautement périssable qui ne supporte pas le stockage prolongé. Concernant la filière transformée, l’intervenant s’est voulu rassurant : la contraction du volume des récoltes fraîches n’aura pas de répercussion sur la régularité de l’approvisionnement du marché en tomate en conserve.



