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Le Syndicat des agriculteurs réclame une hausse urgente du prix des céréales

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  • 6 mai 2026
  • 2 min de lecture
Le Syndicat des agriculteurs réclame une hausse urgente du prix des céréales

Face à l’explosion des coûts de production et aux défis climatiques, Midani Dhaoui, président du Syndicat tunisien des agriculteurs (Synagri), tire la sonnette d’alarme et appelle l’État à réviser ses politiques tarifaires pour sauver la filière céréalière…

En marge d’une journée de sensibilisation consacrée à la maintenance des équipements de récolte et à la lutte contre les incendies, le président du Synagri, Midani Dhaoui, a formulé une demande d’augmentation immédiate d’au moins 20 dinars par quintal du prix de référence des céréales. Et ce, justifie-t-il, afin de garantir la couverture des coûts de production élevés et de préserver le système de production national.Pour le syndicaliste, cette revalorisation est une question de survie. Il rappelle, dans une déclaration accordée au micro de Diwan Fm que les prix de référence n’ont pas bougé depuis trois ans, alors que les charges, elles, ne cessent de s’envoler. Entre la flambée du prix du matériel, et les pénuries chroniques de semences et d’engrais, l’équilibre financier des exploitations est rompu d’autant plus qu’une « moissonneuse-batteuse, note-t-il, coûte désormais près de 500 000 dinars ».

Le poids des aléas climatiques et fiscauxOutre les prix, M. Dhaoui pointe du doigt des critères de classification de qualité jugés obsolètes et désuètes. Ces normes, explique-t-il, « pénalisent injustement les agriculteurs, les privant de primes essentielles lorsque les récoltes sont impactées par des pluies tardives ou des changements climatiques imprévisibles ».

Le président du syndicat appelle dans cet ordre d’idées à une refonte des prélèvements destinés au Fonds de compensation et au Fonds d’indemnisation des calamités naturelles, jugeant nécessaire d’alléger la pression fiscale sur les producteurs.

Souveraineté alimentaireL’enjeu dépasse le simple cadre agricole. Car selon Midani Dhaoui, ajuster les prix et sécuriser une marge bénéficiaire pour l’agriculteur est le seul moyen de garantir la pérennité de la production nationale. « Dans un marché mondial marqué par une forte instabilité des cours, soutenir le producteur tunisien devient une priorité stratégique pour la sécurité alimentaire du pays », a-t-il laissé entendre tout en appelant à soutenir les circuits de production nationaux.

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Auteur

Abir Chemli

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