Fête nationale de l’évacuation agricole : La souveraineté agricole à notre portée
La date symbolique du 12 mai 1964 reste, à jamais, gravée dans les cœurs et les mémoires des patriotes, en tant qu’instant d’une intensité historique certaine puisqu’elle remémore l’accès des Tunisiens à la reconquête de leurs terres pillées impunément par les colons français. Aujourd’hui, grâce au processus du 25-Juillet, les Tunisiens ont repris goût à la célébration de la fête des fêtes
La Presse — Hier, mardi 12 mai 2026, les Tunisiens et les Tunisiennes ont célébré une fête chère aux cœurs de tous les patriotes qui ont cru en la capacité du peuple de recouvrer ses terres pillées durant près d’un quart de siècle par les colons français et de consacrer leur souveraineté agricole, condition incontournable de la consécration effective de l’indépendance nationale.
En effet, le 12 mai 1964, le leader défunt Habib Bourguiba a signé librement et en toute souveraineté, sur la même table sur laquelle Sadok Bey a signé le 12 mai 1881 le traité du Bardo qui a instauré le protectorat français en Tunisie, la loi suprême autorisant la nationalisation des terres domaniales agricoles et instaurant l’évacuation agricole. En rendant aux Tunisiens la légitime sensation de la fierté de disposer eux-mêmes des richesses dont regorge leur pays et que malheureusement les tristes circonstances historiques, plus particulièrement durant l’époque beylicale maudite, ont fait en sorte que les propriétaires des belles terres sont devenus des «khamasas» sur leurs propres «henchirs».
Aujourd’hui, on ne célèbre pas une date comme tant d’autres. Mais bien un instant historique dont la solennité a été et est confirmée quasi quotidiennement par le Président de la République, Kaïs Saïed. L’homme, le fils valeureux de la «Verte» qui a réussi en si peu de temps et par la bénédiction d’une pédagogie post-moderne à inculquer aux Tunisiens la culture de la fierté et la propension à porter leur pays aux plus hautes manches du développement et du progrès équitablement partagés. Et aussi à rétablir les tares observées lors des époques Bourguiba et Ben Ali, mais surtout tout au long de la décennie de braise quand les extrémistes ont confisqué le destin de la Tunisie et ont volé les espérances du peuple.
De nos jours et au moment où on s’est libéré du diktat des renégats qui ont remplacé les colons, il n’est pas dans notre intention de prétendre que le printemps s’est installé durablement sous nos cieux ou d’affirmer que tous nos problèmes ont été résolus et que maintenant les terres domaniales agricoles reconquises depuis la révolution et également depuis l’avènement du processus du 25-Juillet ont permis à la Tunisie de déclarer officiellement avoir atteint son autosuffisance alimentaire. Il est plutôt question d’une urgence extrême de mobiliser toutes les forces patriotiques afin que notre agriculture et nos henchirs reconquis participent effectivement à la renaissance de nos agriculteurs, à la pérennité de la profession et à la poursuite de la guerre contre tous les «esprits malsains» qui se dressent sur le chemin de notre redressement.
Et la fête de l’évacuation agricole d’intervenir à deux semaines ou moins de la célébration de l’Aïd El-Idha, un moment privilégié pour que les Tunisiens goûtent de nouveau à la joie et à la communion du sacrifice. Ces moments intenses de joie et de bonheur, on va les vivres pleinement en ayant le sentiment que notre pays est revenu, à jamais, à lui-même, que nous nous sommes réconciliés avec que notre religion sublime et que le Chef de l’Etat veille au grain quotidiennement afin que la souveraineté, sous toutes ses formes et dimensions, s’impose comme une réalité scientifique.
Notre espoir est que, à titre d’exemple, les henchirs d’Enfidha et du Chaâl qui sont revenus au peuple accompliront effectivement leur mission de locomotive de la promotion agricole.
Et cet espoir est d’autant plus légitime, réaliste et réalisable que les Tunisiens préservent leur confiance en la capacité de leur Président d’éradiquer les poches de sédition qui sapent toujours notre projet civilisationnel.



