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Festival de Cannes 2026 : La fête du cinéma et les enjeux du monde

  • 15 mai 2026
  • 3 min de lecture
Festival de Cannes 2026 : La fête du cinéma et les enjeux du monde

La 79e édition du Festival de Cannes s’est ouverte sur une note qui conjugue célébration du cinéma et lecture d’un monde en transformation. Du 12 au 23 mai, la sélection officielle rassemble environ 70 films toutes sections confondues, entre Un certain Regard, séances spéciales, avant-premières, ainsi que la compétition où 22 longs métrages sont en lice pour la Palme d’Or. Le jury de cette session est présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook.

La PresseLa cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs figures internationales du cinéma. Les actrices Jane Fonda et Gong Li ont donné le coup d’envoi de cette édition. La magnifique interprète de «On achève bien les chevaux» a rappelé «le pouvoir des récits pour dire le monde et la mission du cinéma en tant qu’art de résistance», tandis que la grande figure de «Adieu ma concubine» a insisté sur «la portée universelle des émotions au cinéma».

La soirée a également été marquée par la remise d’une Palme d’honneur au cinéaste néo-zélandais, Peter Jackson, réalisateur de la trilogie culte du «Seigneur des anneaux». La comédienne française Eye Haïdara, maîtresse de cérémonie de cette édition, a entamé sa présentation sur un ton humoristique en célébrant le cinéma et en se payant la critique, tout en évoquant subtilement les transformations du monde.

Le cinéma face à l’IA

La compétition officielle réunit des cinéastes confirmés et des auteurs très attendus. Elle comprend notamment Histoires parallèles d’AsgharFarhadi, AmargaNavidad de Pedro Almodóvar, Paper Tiger de James Gray, Fatherland de Paweł Pawlikowski, El Ser Querido de Rodrigo Sorogoyen, The Man I Love d’Ira Sachs et Sheep in the Box de HirokazuKore-eda. Les films en lice abordent des thèmes variés, mais récurrents: mémoire, relations familiales, tensions sociales, solitude et, plus largement, les mutations du monde contemporain.

Les débats de cette édition ont aussi été marqués par la question de l’intelligence artificielle. Demi Moore, membre du jury, a estimé que «l’industrie du cinéma ne pourra probablement pas combattre l’intelligence artificielle éternellement» et qu’il faudra apprendre à composer avec cette technologie d’une manière intelligente, tout en préservant la créativité et l’émotion humaine, concluant que «l’IA ne peut remplacer l’art et son essence même : l’âme».

La cérémonie a été suivie de la projection du film d’ouverture, La Vénus électrique du Français Pierre Salvadori, une comédie romantique présentée hors compétition. Place maintenant aux films en compétition de tous horizons et cultures qui ouvriront au public une fenêtre sur le monde. Car derrière Les paillettes et sa vitrine festive, le Festival de Cannes demeure, aussi, une scène où s’expriment les préoccupations de l’époque.

Auteur

Samira DAMI

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