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Société

Au rythme d’une vaste campagne de promotion et d’exportation : L’artisanat tunisien à la croisée des choix et des idées !

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  • 16 mai 2026
  • 4 min de lecture
Au rythme d’une vaste campagne de promotion et d’exportation : L’artisanat tunisien à la croisée des choix et des idées !

Depuis le mois dernier, l’Office national de l’artisanat (ONA) s’est lancé dans une course à l’international, mettant le cap sur une nouvelle culture compétitive et promotionnelle. L’objectif est d’assurer la protection de ses produits et leur valorisation.

La Presse — Le coup d’envoi a été donné, le 27 avril écoulé à Djerba, inaugurant, ainsi, une série de campagnes de sensibilisation dans les différents districts de la République, et mobilisant les acteurs clés du secteur autour des questions vitales, sans cesse posées par autant d’artisans, des professionnels que par les décideurs eux-mêmes.

Quel artisanat veut-on face aux tendances des temps modernes ? Quels défis à relever pour faire avancer le secteur, à même de revaloriser nos produits d’artisanat ? Comment répondre aux besoins pressants de nos artisans en matières premières, moyens de financement et de commercialisation ?

La commercialisation, un défi majeur

Aucune manifestation artisanale ; salon ou foire, ne s’organise, sans que ces questions ne reviennent à l’esprit, s’interrogeant sur l’avenir du secteur et ses capacités à rivaliser avec ses concurrents sur les marchés extérieurs. Bien qu’il se démarque de sa qualité revisitée de conception et design aussi authentique qu’atypique, l’artisanat tunisien a du mal à s’affranchir du local pour conquérir des parts de marché. La commercialisation étant toujours considérée comme un défi majeur.

D’autant plus que la réflexion sur des pistes de salut aurait valu d’agir autrement, loin des discours pompeux, souvent garnis de slogans creux. Cela dit, passer à l’action et penser aux solutions susceptibles d’alléger le fardeau des artisans et les aider à se relever. Leur formation et leur accompagnement sont aussi de mise, surtout qu’il existe autant de métiers en difficulté et d’autres réellement menacés. 

Certes, cette vaste campagne de sensibilisation et de promotion intervient à point nommé comme une bouffée d’oxygène, permettant aux artisans et professionnels de s’exprimer et de réclamer ce qu’ils estiment nécessaire, mais la réponse à leurs doléances et préoccupations ne devrait tarder. Car leur demande à ce que le secteur soit restructuré et bien commercialisé remonte plusieurs années.

Hier 14 mai, à Sousse, faut-il le rappeler, c’était, alors, le troisième rendez-vous promotionnel, après Djerba et Sfax, qui s’est déroulé en présence des artisans, professionnels et des institutions d’appui à l’investissement et à l’exportation. Le but étant leur implication dans la dynamique d’exportation pour dénicher de nouveaux marchés. D’où il est judicieux de leur apprendre les conditions d’accès et les exigences de promotion liées aux normes de qualité, les spécificités techniques et la traçabilité du produit fini.

Besoin d’une nouvelle vision et stratégie

A noter que ce débat artisans-professionnels devait se focalise, également, sur des thématiques majeures, à savoir la protection de la propriété intellectuelle et les labels industriels, les procédures douanières, les mécanismes d’appui disponibles tels que le programme « Easy Export » et le Fonds de promotion d’exportations (Foprodex), ainsi que les certificats de conformité exigés. Tout puise dans la volonté d’ouvrir au secteur de nouvelles opportunités de production, de promotion et d’exportation.

L’artisanat tunisien a besoin, plus que jamais, d’une nouvelle vision et stratégie de suivi et d’accompagnement, sur fond de formation continue sur les techniques de promotion et de commercialisation. La communication transversale joue ici un rôle déterminant dans la redéfinition des atouts et valeurs ajoutées sur lesquels le secteur pourrait miser.

Ce faisant, l’Innorpi, la Douane tunisienne, le Cepex, la Poste tunisienne, l’Instance nationale de la sécurité des produits alimentaires (Insspa), ainsi que le Packtec, auront à animer ces journées promotionnelles pour le bien du secteur et ses professionnels.

Prochains rendez-vous à Bizerte, puis à Tunis, où de nouvelles campagnes similaires seront, aussi, attendues, au cours du mois de juin. Avec pour contenu les mêmes thèmes et le même objectif. Du reste, l’ONA aura tout pour réaliser son plan d’action 2026-2030. 

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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