Kairouan-Faj Rouissat : marche pacifique des habitants vers la capitale pour dénoncer la pollution environnementale
Une marche pacifique à pied a débuté ce lundi matin depuis la région de « Faj Rouissat » en direction de la capitale, à l’appel des habitants et avec le soutien de composantes de la société civile et de militants écologistes. Les manifestants réclament l’ouverture du dossier de la pollution environnementale dans la région et une intervention urgente pour mettre fin à ce qu’ils ont qualifié d’« injustice environnementale et sanitaire » causée par les activités de la cimenterie locale.
Dans des déclarations concordantes à la journaliste de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), plusieurs citoyens ont indiqué que la marche, qui a démarré vers 10 heures du matin devant le siège de la cimenterie à Rouissat, vise à attirer l’attention des autorités centrales sur l’ampleur des dégâts subis par la région à cause de l’usine. Ils demandent la prise de mesures strictes et effectives pour sauver la zone d’une « catastrophe environnementale et sanitaire imminente », et pour garantir leur droit à un développement juste et durable ainsi qu’à un environnement sain qui assure une vie digne aux générations futures, selon leurs termes.
Cette marche intervient, d’après les déclarations de plusieurs habitants de la région à la journaliste de la TAP, comme une étape d’escalade après le sit-in pacifique ouvert entamé par un groupe de jeunes de la région depuis le 25 avril dernier. Ce mouvement de protestation porte sur ce qu’ils qualifient d’« impacts résultant de l’utilisation excessive et non sécurisée du coke de pétrole par l’usine comme source d’énergie pour sa production ».
Ils ont ajouté que les émissions générées par ce matériau ont causé des dommages qu’ils qualifient de « graves » à l’environnement et aux terres agricoles environnantes, ainsi que des risques sanitaires directs pour les habitants et leurs enfants. À cela s’ajoutent des fissures et des crevasses qui ont touché les murs et les plafonds des habitations et des établissements scolaires limitrophes de l’usine, en raison des explosions et des vibrations liées à l’activité de celle-ci, selon leurs dires.
Il est à noter que la marche se poursuit toujours et a atteint le niveau de la délégation de Kondar, dans le gouvernorat de Sousse.



