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Kaïs Saïed : un recadrage ferme face aux projets en panne

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  • 20 mai 2026
  • 3 min de lecture
Kaïs Saïed : un recadrage ferme face aux projets en panne

Dans l’après-midi du 19 mai, le Président de la République, Kaïs Saïed, a entamé une série de visites non annoncées dans plusieurs localités du gouvernorat de Nabeul. Du Port des Princes à El Mankaâ, en passant par la région de Retiba (délégation de Takelsa) pour finir à Korbous, le Chef de l’État est allé directement sur le terrain. L’objectif : constater de visu les infractions liées au domaine public et recueillir les doléances de citoyens exaspérés par la gestion locale.

Dans la foulée, le Président s’est rendu sur le chantier de la route reliant Nabeul à Kélibia. Un projet qui cristallise les tensions : lancés en 2018, les travaux traînent en longueur et n’ont toujours pas été finalisés à ce jour, et ce, en dépit du déblocage intégral des budgets nécessaires.

Urgence dans les écoles  Cap sur Béni Khiar à l’aube :

le marathon présidentiel s’est poursuivi ce matin, à l’aube, avec une visite surprise au collège de Béni Khiar. Face à la vétusté des lieux, Kaïs Saïed a ordonné le lancement immédiat des travaux de réhabilitation et d’entretien. Une directive ferme visant à sécuriser l’établissement et à garantir des conditions d’apprentissage décentes aux élèves.

Ces constats sur le terrain ont immédiatement été suivis d’effets au sommet de l’État. Hier après-midi, le président de la République s’est rendu au palais du gouvernement de la Kasbah pour une réunion d’urgence avec la cheffe du gouvernement, Sara Zaâfrani Zenzeri.

Lors de cet entretien, le ton est monté d’un cran. Kaïs Saïed a fustigé les défaillances répétées dans la gestion des services publics, qualifiant le maintien du statu quo d’« inadmissible ».

« Les avertissements et les mises en garde se sont succédé, mais désormais, la coupe est pleine », a martelé le Chef de l’État.

Le Président a réaffirmé que ce qu’il qualifie de « guerre de libération nationale » ne s’encombrera plus de concessions : elle ne sera menée qu’avec ceux qui croient fermement au droit des Tunisiens à s’affranchir définitivement des « stigmates du passé ». Portant une lourde charge contre les responsables défaillants, il a conclu sur une mise en garde sans équivoque : quiconque tente de saboter le quotidien des Tunisiens sous divers prétextes, en se croyant au-dessus des lois, devra assumer les conséquences de ses actes.

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Auteur

La Presse

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