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Dr. Riadh Daghfous rassure sur les virus Hanta et Ebola

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  • 22 mai 2026
  • 3 min de lecture
Dr. Riadh Daghfous rassure sur les virus  Hanta  et Ebola

Le directeur général du Centre national de pharmacovigilance, le Dr Riadh Daghfous, a affirmé que la situation épidémiologique liée aux virus « Hanta » et « Ebola » n’est pas préoccupante pour le moment, que ce soit à l’échelle mondiale ou en Tunisie. Il a souligné que le risque de propagation de l’infection reste limité grâce aux mesures préventives et aux protocoles sanitaires en vigueur.

Le médecin spécialiste a expliqué que le virus « Hanta », découvert en 1976, n’est pas nouveau. De plus, il ne se transmet pas facilement d’une personne à une autre, l’infection étant principalement liée aux rongeurs, en particulier les rats.

Il a ajouté que la dangerosité du virus varie selon la souche et la région géographique. Il a ainsi précisé que les souches circulant en Europe et en Asie ciblent les reins et peuvent provoquer des hémorragies, avec un taux de mortalité variant entre 10 % et 15 %. En revanche, les souches présentes sur le continent américain sont considérées comme plus dangereuses, car elles attaquent rapidement le système respiratoire et entraînent une accumulation de liquide dans les poumons, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 40 % à 50 %.

Le docteur a également indiqué qu’il n’existe actuellement aucun vaccin contre le virus « Hanta ». Par conséquent, le traitement repose essentiellement sur la prise en charge des symptômes, tels que la fièvre et la diarrhée, ainsi que sur la gestion des complications médicales potentielles. Il a précisé que les cas graves peuvent nécessiter le recours à la ventilation artificielle ou à la dialyse en cas d’atteinte rénale, tout en insistant sur le fait qu’un diagnostic précoce et une intervention rapide réduisent considérablement la gravité de la maladie.

Concernant les mesures de prévention, Dr. Riadh Daghfous a appelé à la prudence lors du nettoyage des entrepôts ou des lieux susceptibles d’abriter des déjections de rongeurs. Il a mis en garde contre le « balayage à sec », qui peut propager le virus dans l’air via la poussière, et a recommandé de nettoyer les endroits contaminés en utilisant de l’eau et de l’eau de Javel.

Au sujet du virus « Ebola », le médecin a expliqué qu’il s’agit également d’un virus ancien, circonscrit à des zones géographiques spécifiques en Afrique. Il a souligné que l’animal vecteur du virus — une espèce particulière de chauve-souris — n’existe pas en Tunisie, pays qui n’a d’ailleurs enregistré aucun cas d’infection par ce virus jusqu’à présent.

Enfin, il a réaffirmé que le protocole sanitaire en Tunisie reste activé en permanence, notamment à travers le contrôle des voyageurs en provenance des zones touchées. Il a rappelé que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) impose de son côté des mesures strictes interdisant de voyager aux personnes présentant des symptômes de la maladie depuis les foyers de propagation.

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Auteur

La Presse

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