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Commentaire : Quand la tempête Byron enfonce ses griffes dans les stigmates des Gazaouis

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  • 12 décembre 18:00
  • 4 min de lecture
Commentaire : Quand la tempête Byron enfonce ses griffes dans les stigmates des Gazaouis

Comme si les affres de la guerre ne suffisaient pas pour que plus de 1,5 million de Palestiniens — ces damnés de l’humanité  vivant déjà dans des conditions dramatiques et inhumaines à Gaza — soient confrontés, depuis avant-hier soir, à la fureur de la nature et à l’acharnement de la tempête Byron qui s’est abattue sur l’enclave palestinienne, où environ 850.000 personnes s’abritent actuellement dans 761 sites de déplacement, selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha), et causant la mort d’une nouveau-née de moins d’un an.

Alors que le mercure a chuté pendant la nuit de mercredi à jeudi à cause de la forte humidité, on apprend qu’une fillette âgée de neuf mois, nommée Rahaf Abou Jazar, a rendu l’âme entre les mains tremblantes de sa génitrice et le regard impuissant de son père dans une tente à Khan Younès, dans le Sud de la bande de Gaza.

La maman du nourrisson, interrogée par les correspondants locaux de la chaîne qatarie al-Jazeera, a expliqué avoir fait de son mieux pour protéger son bébé. « J’ai paniqué toute la nuit, car le froid ne cessait de s’intensifier. Puis, soudain, j’ai trouvé mon petit bébé immobile, morte», a-t-elle annoncé. «Il pleuvait, il faisait très froid et je n’avais pas grand-chose pour la garder au chaud. Je l’ai nourrie et mise au lit. Je l’ai emmitouflée du mieux que j’ai pu, mais cela n’a pas suff i».

Ainsi, des dizaines de milliers de Palestiniens (plus de 90 % de la population gazaouie ont été déplacés de force par les deux ans de conflit, Ndlr) affamés et abandonnés à leur triste sort sont désormais piégés dans des tentes de fortune inondées et insalubres, selon la Défense civile palestinienne. 

D’ailleurs, les secours palestiniens ont fait savoir que 14 tentes inondées par les pluies torrentielles ont été évacuées par ses équipes dans différents quartiers de Khan Younès, dans le Sud de l’enclave palestinienne, pour y reloger des familles.

L’organisation a indiqué également avoir dégagé des véhicules embourbés dans le traquenard des boues sur des routes sablonneuses.

À en croire les dires du directeur du bureau des médias du gouvernement de Gaza, Ismaïl el-Thawabta, ces violentes précipitations ont inondé « des dizaines de milliers de tentes » à travers le territoire assiégé, laissant des zones submergées de boue et d’eau.

« Plus de 22.000 tentes ont été complètement détruites, y compris les bâches, les matériaux d’isolation et les couvertures. Les abris d’urgence se sont effondrés, les réseaux d’approvisionnement en eau temporaires se sont rompus et se sont mélangés à l’eau de pluie », a-t-il ajouté.

Les autorités locales évoquent le besoin pressant de 300.000 nouvelles tentes adaptées aux conditions climatiques difficiles, « mais seules 20.000 tentes ont été livrées », toujours selon al-Thawabta, alors que l’entité sioniste continue de faire barrage à l’entrée de camions d’aide humanitaire essentielle pour la survie de la population de Gaza.

« Les personnes déplacées ont perdu le minimum nécessaire à leur survie et vivent sans protection contre le froid, le vent et la pluie », a renchéri le responsable palestinien.

Last but not least, selon des vidéos relayées par plusieurs médias locaux, en raison des rafales et des fortes pluies, trois immeubles à Gaza-City se sont effondrés, sans faire de victimes.

Devant un tel désastre, la rapporteuse spéciale des Nations unies, l’Italienne Francesca Albanese, plaint le fait que « le cauchemar continue » dans le territoire damné.

« Les Palestiniens laissés à eux-mêmes et souffrant de la faim au milieu de la tempête», qui devrait continuer à faire des ravages à Gaza jusqu’à aujourd’hui selon les prévisions météorologiques.

Pendant ce temps-là, l’armée d’occupation sioniste poursuit les desseins meurtriers de sa guerre génocidaire, narguant royalement le cesse-le-feu à Gaza et tuant davantage des militants et des civils palestiniens. Plus hypocrite que cette pseudo-trêve, tu meurs… !

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Auteur

Abdel Aziz HALI

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