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Virus Hanta : ce que dit l’OMS après des décès à bord d’un navire

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  • 4 mai 2026
  • 3 min de lecture
Virus Hanta : ce que dit l’OMS après des décès à bord d’un navire

Trois décès et six cas suspects d’infection par le virus Hanta ont été signalés à bord d’un navire de croisière, a annoncé l’Organisation mondiale de la santé, qui assure toutefois que le risque pour le grand public reste faible.
Selon l’OMS, les cas ont été enregistrés à bord du navire MV Hondius, qui effectuait une traversée de l’océan Atlantique entre Ushuaïa (Argentine) et le Cap-Vert. Parmi les victimes figurent deux ressortissants néerlandais âgés de 70 et 69 ans.
Cité par Reuters, le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, Hans Henri P. Kluge, a indiqué que « le risque pour la population générale reste faible », précisant qu’aucune restriction de voyage ni mesure de panique n’est recommandée à ce stade.

Une infection rare liée aux rongeurs

D’après les Centers for Disease Control and Prevention, les infections par hantavirus demeurent rares et surviennent principalement dans les zones rurales, où les rongeurs, principaux vecteurs du virus, sont présents.
La transmission se fait essentiellement par inhalation d’air contaminé par l’urine, les excréments ou la salive de ces animaux. Dans de rares cas, elle peut également résulter d’une morsure ou d’un contact indirect avec des surfaces contaminées.
Chaque souche du virus est associée à une espèce spécifique de rongeur. Aux États-Unis, la maladie est connue sous le nom de « syndrome pulmonaire à hantavirus », tandis qu’en Europe et en Asie, elle est appelée « fièvre hémorragique avec syndrome rénal ».

Symptômes et gravité variable

L’infection se manifeste initialement par de la fièvre, une fatigue intense et des douleurs musculaires, notamment au niveau du dos et des membres inférieurs. D’autres symptômes peuvent apparaître, tels que maux de tête, vertiges, frissons, vomissements et troubles digestifs.
Dans certains cas, la maladie évolue vers des complications respiratoires graves, avec accumulation de liquide dans les poumons. Le taux de mortalité peut alors atteindre environ 40 %.
Dans sa forme rénale, la maladie peut provoquer une insuffisance rénale aiguë, avec un taux de mortalité variant entre 1 % et 15 %.

Pas de traitement spécifique à ce jour

À ce jour, aucun traitement spécifique contre le virus Hanta n’est disponible. La prise en charge repose essentiellement sur des soins de soutien, incluant l’administration d’oxygène, de liquides et, si nécessaire, une assistance respiratoire.
Les spécialistes insistent sur l’importance d’un diagnostic précoce pour améliorer les chances de survie.
Des recherches sont actuellement en cours pour développer des traitements antiviraux capables de lutter plus efficacement contre ce virus.

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Auteur

La Presse

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