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Sport

Le CSS ne jouera pas la finale de la coupe : Le cruel désenchantement

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  • 26 mai 2026
  • 4 min de lecture
Le CSS ne jouera pas la finale de la coupe : Le cruel désenchantement

L’élimination en demi-finale par l’ESZ a crucifié l’ultime espoir des Sfaxiens de remporter un titre. Complètement raté.

La Presse —Quand on vend la peau de l’ours avant de l’avoir tué, on n’est pas à l’abri d’une désagréable désillusion et on finit par le regretter.  Pour avoir oublié qu’il y avait une demi-finale à gagner face à un coriace adversaire avant de penser à la finale et de rêver d’une montée sur le podium, Ali Mâaloul et ses partenaires ont été froidement douchés par les Sang et Or de Zarzis qui leur ont ravi cet objectif.

Par cette qualification, le rusé coach Moncef Mcharek, qui a remporté haut la main sa bataille tactique contre Mohamed Kouki, a frappé d’une pierre deux coups : aller en finale et décrocher un billet inespéré pour la Coupe de la CAF. «C’est très dur comme scénario inattendu», a affirmé l’entraîneur adjoint du CSS, Raed Barhoumi.

«Au cours d’une  première mi-temps équilibrée en possession et en nombre d’occasions nous avons été piégés par un but encaissé suite à une succession de fautes que nous aurions pu éviter si les consignes avaient été bien appliquées. Nous n’avons pas, pour autant, désespéré en deuxième période et avons créé plus d’une opportunité de revenir au score, la dernière étant celle de Nour Karoui inexplicablement gâchée», a-t-il ajouté. Par deux fois, le CSS a marqué le but de l’égalisation par Amor Ben Ali et Rayan Derbali, mais leur joie de revenir dans le match a été rapidement éteinte après la non-validation par la chambre de la VAR de ces deux buts pour hors jeu évident dans les deux actions

Mohamed Kouki hors du coup 

Avant cette demi-finale perdue, le bilan de l’entraîneur du CSS plaidait en faveur d’une prolongation de son contrat. Avec 21 victoires, 8 nuls et 4 défaites, la troisième place du championnat et une qualification pour la CAF, il pouvait s’enorgueillir de ces statistiques vu les conditions dans lesquelles il avait pris les rênes de l’équipe.

Mais après cette demi-finale qu’il n’a pas su bien coacher, il n’a plus à garder la tête haute. Dimanche, c’était plus sa défaite à lui que celle de ses joueurs sur le terrain. Son approche et sa gestion catastrophiques de ce match-couperet ont confirmé ses limites sur le plan tactique. Mohamed Ali Gâaloul, dans les buts pour remplacer Dahmen, a été un pari perdu avec cette sortie ridicule qui a coûté le but de l’élimination. 

Mohamed Ali Jamiâa ou Malek Laraissi auraient pu faire beaucoup mieux. La carte Iyed Belwafi laissée pour la seconde mi-temps avec Omar Ben Ali seul en pointe, dans un combat sans espoir face à la solide défense à trois de l’ESZ, a été un très mauvais choix. Pas de changement immédiat du système de jeu de départ défaillant en s’apercevant trop tard que le bloc haut de Moncef Mcharek a mis Travis Mutyaba, Ali Mâaloul et Mohamed Trabelsi, piliers de l’entrejeu, sous l’éteignoir.

Certes, avec un effectif restreint en l’absence de Dahmen, Ogbole et Aîdi et avec l’usure physique après les 120 minutes en quarts au milieu de la semaine contre le SG, la tâche était rude et compliquée. Mais pas au point de se faire piéger de la sorte et de se mettre soi-même dans la gueule du loup !  Mohamed Kouki a, malgré un bilan chiffré qui peut paraître costaud, montré qu’il n’a pas l’étoffe de tacticien capable de réussir les chocs qui peuvent changer le cours et le destin d’une saison.

Dans le bon parcours de la phase retour du championnat, il y avait plus les marques des exploits de Dahmen, Baccar, Mondeko, Mathlouthi, Mâaloul et Ben Ali que l’empreinte d’un entraîneur et d’un jeu collectif, cohérent et bien ficelé. Visiblement, ce n’est pas avec Mohamed Kouki et son système de jeu brouillon, archaïque et pas assez novateur que le CSS va retrouver son ADN et renouer avec le sacre et ses épopées sur le plan africain. 

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Auteur

Hédi JENNY

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