Les problématiques juridiques constituent un des principaux défis auxquels sont confrontés les acteurs de l’économie informelle.
Ainsi, 6 petites et moyennes entreprises non enregistrées sur 10 en Tunisie ont déclaré avoir rencontré au moins un problème juridique au cours des deux dernières années, d’après les résultats d’une étude menée par l’Institut de La Haye pour l’innovation du droit (HiiL), en 2025 et présentés lors d’une rencontre tenue recemment sur “L’économie informelle en Tunisie : vers un diagnostic partagé et des perspectives d’intégration”.
Cette rencontre, organisée à Hammamet, par le Registre National des Entreprises (RNE) en partenariat avec HiiL,a été une occasion pour examiner les moyens permettant d’assurer l’intégration progressive de l’économie informelle. Le débat a été axé sur l’importance d’une perception plus précise du secteur informel en Tunisie, les défis structurels et institutionnels relatifs à l’encadrement de ce secteur et l’accès à la justice en tant que mécanisme d’intégration économique.
Environ 44% de la population active en Tunisie, soit près de 1,6 million de personnes, exercent dans l’économie informelle, et ne bénéficient pas des mécanismes de protection juridique et sociale, selon une enquête nationale sur la population et l’emploi réalisée en 2023.



