Entre atelier d’artistes, espace de rencontres et laboratoire culturel ouvert à tous, Verand’Art prend ses quartiers au Kram. Un projet porté par Mahmoud Chalbi, entouré de Mohsen Ben Raïes, Dali Belkadhi et Rachida Hamzaoui, avec une ambition simple : faire de la création un lieu de partage et de liberté.
La Presse — Les aventures de Mahmoud Chalbi se suivent sans se ressembler… ou presque. Le catalyseur demeure le même : une fougue intacte, une énergie qui ne s’émousse pas avec les années. Électron libre, certes, mais profondément attaché au collectif.
C’est avec trois amis de longue date, aussi rêveurs que kamikazes que lui Mohsen Ben Raïes, Dali Belkadhi et Rachida Hamzaoui apportent leur sensibilité et leur grain de sel à cette véranda de tous les arts baptisée Verand’Art.
Face à la mer, sur la plage des Figuiers au Kram, ce rez-de-chaussée à la vue imprenable sur le Boukornine s’ouvre généreusement aux habitants du quartier, aux voisins et aux visiteurs de tous horizons.
La Verand’Art se veut avant tout un espace d’art, d’échange et de culture. Un lieu où la synergie des disciplines et des rencontres nourrit une agitation culturelle dont Mahmoud Chalbi aime être l’un des auteurs. Un lieu vivant, ouvert, en mouvement, où les idées circulent librement et où les projets prennent forme au gré des envies et des complicités.
Mahmoud ne cache pas son émotion : « C’est un rêve qui se réalise. Une boucle est bouclée avec ce retour au quartier de mon enfance, même si, au fond, je ne l’ai jamais vraiment quitté ».
Son atelier y a naturellement trouvé sa place. Celui de Dali également. Les tableaux s’y entassent, encore en cours de classement : œuvres inachevées, travaux en devenir, archives, collection personnelle… Un désordre fécond qui raconte une vie entière consacrée à la création.
Les nombreux arcs qui soutiennent cette véranda des arts donnent sur un patio accueillant, un espace suffisamment singulier pour recevoir les amis, les artistes, un concert, une lecture, un débat ou un moment de poésie. Toutes les propositions y sont les bienvenues.
« Nous sommes des facilitateurs, des passeurs », aiment rappeler les initiateurs du projet.
Leur ambition est de favoriser les rencontres, de créer des passerelles et d’explorer de nouveaux sentiers, loin des sillages conventionnels. Ici, l’art n’est pas une fin en soi mais un prétexte à l’échange, à l’écoute et à la découverte.
Cette nouvelle aventure est déjà en marche. Les bras sont ouverts, les idées aussi. Toute initiative porteuse de sens y trouvera sa place. Car la vie de bohème demeure un terreau magnifique pour l’écoute, l’accompagnement et le partage, avec pour cœur battant la création, toujours la création.




