Au fait du jour – La politisation du sport
La Presse — Si ce chancre de la politisation du sport avait atteint un sport autre que le football, on aurait pensé que les nuages finiront par passer et que tout reviendra comme avant. Mais le sport roi, ce football qui vit sur sa propre planète, qui édicte et ordonne, qui conçoit et donne l’orientation à suivre et se comporte en poisson pilote pour toutes les autres disciplines sportives, a été piégé par une organisation qui a réussi à mettre tous ses privilèges acquis, au terme de bien des années d’efforts, en défaut. Sans qu’il puisse réagir ni même souffler mot. On a tenu certes des conférences de presse pour essayer d’enrober les déclarations explicatives et les réactions, mais cela sonnait aussi creux que les réponses et les justifications aussi oiseuses que vaines.
« La raison du plus fort est toujours la meilleure», avait dit le renard de la fable. Et tout le monde s’est couché sans piper mot.
On ne menace pas d’arrêter un Mondial organisé par une puissance et qui est appelé à brasser des milliards de dollars et qui met en jeu les intérêts de véritables monstres économiques et financiers. Pour laisser passer l’orage, il n’y a qu’une seule chose à faire : boire le poison jusqu’à la lie et se taire.
Pour le moment ?
Peut-être que oui, peut-être que non. La politisation du sport, il est vrai n’a pas commencé avec ce mondial. Le Comité olympique international en sait quelque chose avec les dispositions prises suite à la guerre russo-ukrainienne, alors que l’entité sioniste est encore omniprésente sur la scène internationale en dépit des crimes de guerre reconnus à Gaza.
Au point de souhaiter que ce mondial se termine sans autres fracas ni tracas et que chacun rentre chez soi pour méditer et prendre des décisions que, dorénavant, l’on se doit d’accepter avant de s’engager à organiser. La liste des pays interdits d’entrer aux États-Unis mentionnait quatre nations participant à cette Coupe du monde : l’Iran, Haïti, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Selon une analyse du service international de la BBC, les supporters de plus d’un quart de ces pays sont confrontés à des interdictions de voyager ou à d’importantes restrictions pour obtenir un visa. L’enquête a également révélé que les supporters font face à des obstacles supplémentaires, provoquant une colère et un ressentiment généralisés.
Pour la première fois dans un mondial, on ne parle que de discrimination, d’Africains, d’Arabes et autres déclarations qui n’ont rien à voir avec le foot et non de retourné acrobatique, de but ou de prouesses techniques.
Les prochains Jeux olympiques d’été auront lieu à Los Angeles et se dérouleront du 14 au 30 juillet 2028.
Qu’en sera-t-il de ces nations qui ont été pointées du doigt en ce Mondial
de tous les scandales ?



