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Société

Campagnes de propreté : Ephémères et fantaisistes !

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  • 16 juin 2026
  • 3 min de lecture
Campagnes de propreté : Ephémères et fantaisistes !

L’été a commencé à s’installer, annonçant ainsi une période de surconsommation et d’usage d’emballages jetables, produisant davantage de déchets qu’au cours de l’année. A cela s’ajoute la pollution chronique qui sévit sous nos cieux, sans que l’on n’arrive à s’en défaire, malgré les initiatives d’appui prises par-ci par-là.

La Presse — Dans pas mal de régions, sur les côtes et au niveau des quartiers, on entend, ces jours-ci, parler de campagnes de propreté, de coups de balai et d’actions collectives de nettoyage et d’enlèvement de déchets. Des efforts louables pour lesquels sont mobilisés autant de moyens humains et matériels.

Mais, cela n’est pas toujours réellement évident, dans la mesure où pareilles campagnes sont, plutôt, périodiques et évènementielles. Elles sont, parfois, liées à des visites présidentielles ou au passage de cortège d’officiels, donnant ainsi l’impression qu’il s’agit d’un fait quotidien et que la propreté du milieu est un travail ordinaire. 

Une culture qui s’apprend

Certes, la bonne gestion de la cité n’est pas uniquement tributaire de la commune, toute seule, à laquelle est déjà confiée la mission de la propreté, mais elle demeure bel et bien l’affaire de tous. Soit une responsabilité partagée. Toutefois, cet appel solennel à ce devoir communautaire à l’égard d’un environnement sain et propre n’a toujours pas trouvé une oreille attentive, et encore moins un engagement pour l’action.

Partout, aux confins de nos contrées, rien n’indique une certaine conscience de l’ampleur de la dégradation de l’environnement dans toutes ses dimensions. Car  multiplier les campagnes, ici et là, ne veut pas dire que tout va bien. Tout devrait se traduire dans les faits et s’inscrire dans la durée. L’écocitoyenneté est une culture qui s’apprend chaque jour. Notre rapport à l’environnement n’est pas un fait divers ou occasionnel, et encore moins évènementiel.

Au-delà du paysage urbanistique, souvent anarchique, les tonnes d’ordures et de déchets plastiques et assimilés sautent aux yeux. A ce milieu pollué et polluant s’ajoute la prolifération des chiens et chats errants, devenus un vrai danger. Nos quartiers ainsi mal gérés, sous l’effet de l’incivisme et de l’insouciance, sont voués à l’abandon. Au point que l’on revendique le droit à l’environnement, protestant contre tout abus de gestion d‘ordre écologique et infrastructurel.

Silence radio !

Et pourtant, silence radio ! Nos communes, censées être au premier rang des plus agissantes, ont, toujours, été aux abonnés absents. Et même si on leur présente une certaine doléance ou attire leur attention sur des imperfections quelque part ou des ouvrages inachevés, elles ne répondent pas à l’appel. Alors, on a l’impression qu’on est face à des structures locales n’en faisant qu’à leur tête.

Aussi, on est en droit de s’interroger sur le rôle du ministère de l’Environnement, créé il y a maintenant plus de trente ans, ainsi que l’apport de ses instances et agences, reconnues pour leur vocation purement écologiste. En fait, l’Anpe, l’Apal, l’Anged et bien d’autres mécanismes concernés par la protection de l’environnement, n’ont pas réussi, comme il se doit, leur mandat. A vrai dire, elles n’ont pas, peut-être bien, les moyens pour honorer leurs engagements !

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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