Le hadj terminé, c’est le petit pèlerinage qui prend le relais. L’année passée, il y a eu des problèmes et on s’est efforcé de les traiter sans beaucoup de dégâts. N’empêche, tous ceux qui se sont laissé berner jurent qu’on ne les reprendra plus.
Il sera difficile de convaincre ceux qui tiennent à y aller et payant le moins possible, étant donné les prix qui, chaque saison, grimpent sans se faire prier.
Surtout que le hadj a été une énorme réussite financière et que de nombreux hôtels en profitent pour effectuer des réparations ou donner du repos à ceux qui ont eu du mal à soutenir le rythme.
La Presse — Et voilà que foisonnent sur les réseaux sociaux des offres qui proviennent des agences relativement connues, mais aussi aux noms de personnes qui s’annoncent spécialistes en la matière, au moyen d’un certain nombre «d’influenceurs» qui vendent la marchandise enrobée de belles paroles. Et c’est là justement que réside le danger.
Car qu’on le veuille ou non la confiance ne règne pas beaucoup dans un milieu qui, en dépit des précautions et des lancements d’alerte des responsables de ce secteur, a du mal à se conformer aux exigences édictées pour protéger le candidat à ce petit pèlerinage qui, pour beaucoup, est devenu la seule alternative. Le hadj étant devenu hors de prix pour bien des catégories sociales, qui ont du mal à économiser entre vingt cinq et trente mille dinars.
Il est entendu que pour protéger ceux qui souhaiteraient effectuer leur Omra, il faudrait que l’opérateur fournisse un contrat dûment signé spécifiant ce qu’il se propose de fournir comme services du départ jusqu’au retour en Tunisie. En effet, bien des personnes pensent qu’une fois que l’avion décolle tout se déroulerait sans problème. Oui, sans problème si les engagements pris sont respectés à la lettre. Et ce n’est pas toujours le cas.
Une fois en terre sainte, il y a des déplacements à faire, donc des dispositions à prendre pour réserver les bus. Des visites à effectuer, donc un programme à respecter. Si les contacts ne sont pas établis à temps tout capote et pour ne pas perdre cette opportunité, on mobilise les pèlerins pour qu’ils «avancent» les frais en attendant que la question soit réglée. Le plus souvent, rien n’est réglé dans le respect total des engagements pris.
Ne parlons pas de la classe des hôtels réservés et de la distance qui les sépare, des saintes mosquées.
Et comme le plus souvent ceux qui y vont sont assez âgés, les scènes et les protestations ternissent ce séjour pour lequel bien des gens sont prêts à tout sacrifier. Même au prix de leur santé.
Et voilà que l’on annonce qu’il est possible d’effectuer une Omra selon «ses» propres souhaits (?!)
«Face à la forte hausse des prix de la Omra en Tunisie, réaliser ce pèlerinage est devenu plus difficile pour beaucoup…
Mais notre entreprise a la solution !
Nous vous proposons le programme «Omra à votre façon» — une formule unique qui rend votre expérience de la Omra : flexible, confortable et adaptée à votre budget» etc, etc.
Ces promesses sont-elles responsables et comment peut-on les admettre alors que les groupes censés être sous la responsabilité d’une agence agréée, éprouvent des difficultés pour s’en tirer ?
Comment ne pas se faire arnaquer alors que tout sent l’arnaque?
Une fois en terre étrangère, qui devient responsable en cas de manquements?
Le fait d’avoir prévenu les candidats à la Omra n’est pas suffisant pour protéger des personnes obnubilées par la réalisation d’un rêve en voie de réalisation.
En fin de compte, qui doit intervenir pour vérifier la véracité des engagements?
Peut-on se permettre de promettre un programme assez tentant sans le respecter une fois sur place? Le contrat? Il n’y a que poser la question à ceux qui embarquent. Difficile de trouver des voyageurs munis de leur contrat.



