Société

Le ministère de la Santé met en garde contre un indice UV très élevé et très dangereux

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  • 2 juillet 2026
  • 3 min de lecture
Le ministère de la Santé met en garde contre un indice UV très élevé et très dangereux

Un appel absolu à la vigilance face à un péril invisible a été lancé : Le ministère de la Santé et l’Agence nationale d’évaluation des risques (ANAR) ont publié un protocole conjoint de protection d’urgence face aux rayons ultraviolets. Sans écran protecteur SPF 50+, des brûlures cutanées graves peuvent survenir en moins de 15 minutes.

C’est dans un communiqué d’urgence publié ce jeudi 2 juillet 2026 que le ministère de la Santé, en coordination avec l’ANAR, a diffusé le protocole sanitaire précité. Cette initiative conjointe vise à conscientiser la population sur les dangers sévères liés à l’exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) en cette période estivale.

Les autorités exhortent les citoyens à éviter impérativement toute exposition directe au soleil entre 11h00 et 16h00, intervalle critique où l’indice UV local est à son comble oscillant de manière récurrente entre les niveaux 8 et 9, qui s’avèrent des valeurs classées comme « très élevées » par les instances médicales. Pour faire barrage aux méfaits de l’exposition, l’application d’un écran solaire à spectre large doté d’un indice de protection supérieur à 50 (SPF 50+) est fortement recommandée.

La barre critique de 11+

Le bulletin d’alerte scientifique précise que la situation météorologique tunisienne est structurellement exposée à des risques extrêmes. L’indice UV franchit régulièrement le seuil de 8 et frôle parfois la barre critique de 11+. Ce niveau maximal est qualifié de « très dangereux » par les spécialistes : « sous un tel rayonnement, des brûlures cutanées et des lésions cellulaires sévères se développent en moins de 15 minutes sur une peau non protégée », indique-t-on. Les experts de l’ANAR lèvent également le voile sur une fausse idée reçue en rappelant que la dangerosité des UV reste entière et agressive lors des journées nuageuses ou lorsque les températures atmosphériques affichent des valeurs modérées. « Les nuages ne filtrent pas ces ondes courtes », soulignent-ils.

Des risques de cancers cutanés et de lésions oculaires irréversibles

Afin de mobiliser la responsabilité citoyenne, le ministère a détaillé la liste des pathologies cliniques associées à ces agressions environnementales. À court terme, l’exposition non protégée expose directement les estivants et les travailleurs en plein air à des insolations sévères, des érythèmes solaires, ainsi qu’à des conjonctivites, des rougeurs et des irritations oculaires aiguës.

Les conséquences à long terme s’avèrent encore plus lourdes. Les rapports médicaux consolidés établissent justement un lien direct entre le stress ultraviolet cumulé et l’apparition de mélanomes, de cancers de la peau, de cataractes ou dommages durables de la rétine, ainsi qu’un vieillissement cellulaire prématuré de l’épiderme. Outre l’utilisation de crèmes solaires, les autorités sanitaires rappellent l’obligation de porter des lunettes de soleil dotées de filtres certifiés, de se couvrir la tête et de privilégier systématiquement les zones ombragées lors des déplacements extérieurs.

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Auteur

Abir Chemli

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