Trois secousses sismiques ont été enregistrées à Zarzis en l’espace de 24 heures, dont une première d’une magnitude de 4,2 sur l’échelle de Richter, considérée comme modérée, et deux autres de faible intensité assimilées à des micro-séismes. Selon le professeur de géologie et docteur d’État en sciences de la Terre et de l’environnement, Chokri Yaich, il s’agit d’un phénomène sismique naturel et habituel pour la région.
Intervenant ce jeudi 3 juillet 2026 sur Express Fm, le spécialiste a rappelé que la Tunisie se situe sur la plaque africaine, laquelle se déplace lentement vers la plaque eurasiatique. Ce mouvement tectonique, combiné à la présence de failles anciennes dans la région de Jarjis, entraîne des accumulations de pression qui se libèrent sous forme de secousses sismiques.
Selon lui, ces micro-secousses ne constituent pas un signe alarmant. Au contraire, elles participent à la libération progressive de l’énergie accumulée dans le sous-sol, évitant ainsi, dans certains cas, des ruptures plus brutales susceptibles de générer des séismes plus importants.
Le professeur souligne toutefois que la Tunisie n’est pas exempte de risques sismiques plus significatifs, en raison de la présence de failles actives dans plusieurs régions, notamment dans le nord du pays, ainsi qu’à Kairouan et à Métlaoui.
Dans ce contexte, il appelle à renforcer la prévention à travers une révision des politiques d’aménagement du territoire, en particulier dans les zones exposées. Il recommande également l’intégration systématique du risque sismique dans les plans d’urbanisme, ainsi que le respect de normes de construction adaptées à la nature des sols, afin d’éviter l’édification de bâtiments élevés dans les zones les plus sensibles.
R.I



