La diplomatie tunisienne confirme l’option pour le numérique
LA diplomatie de la Tunisie nouvelle est basée sur la diversification des relations de coopération internationale dans le cadre du respect de son indépendance de décision et du principe de sa souveraineté nationale, tout en veillant à l’établissement de rapports allant dans le sens du gagnant/gagnant.
Toutefois et dans un souci réitéré tant de fois par le Chef de l’Etat en personne de conférer davantage d’efficacité à l’action diplomatique, l’accent est mis sur le volet économique qui doit être souligné par les acteurs au sein de nos ambassades et autres services consulaires appelés à être de vrais spécialistes en économie et en commerce.
Plus encore — évolution technologique oblige —, nos diplomates sont dans l’obligation d’articuler aussi leurs actions autour du rayonnement technologique du pays, un domaine où la Tunisie dispose d’une réelle avance au niveau du continent africain.
Conscients de cet atout de taille, un programme “E-Consulat” est déjà mis au point conjointement par le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger et le ministère des Technologies de la communication en vue de moderniser nos services consulaires par le biais de l’intégration de l’intelligence artificielle pour l’anticipation des crises.
Dans le même ordre d’idées, la Tunisie est en train de multiplier les offensives diplomatiques dans le but évident de s’imposer comme un hub technologique majeur sur le continent, ce qui ne peut être obtenu sans l’émergence de candidatures stratégiques, suffisamment soutenues par des efforts diplomatiques efficaces déployés pour soutenir, justement, des experts tunisiens à la tête d’institutions africaines, dont notamment l’Union africaine des télécommunications (UAT).
D’ailleurs, la mise en place de services «E-Consulat» vise, notamment, la simplification, l’accélération et le rapprochement des démarches administratives et consulaires des Tunisiens résidant à l’étranger.
En outre, grâce à des institutions, à l’instar de l’Académie diplomatique internationale de Tunis, notre pays est en train de préparer nos diplomates à s’acclimater aux nouveaux enjeux liés à l’IA et à la cybersécurité, l’IA étant perçue comme un outil pour l’analyse des données avec une réelle anticipation géopolitique.
En définitive, tout prouve qu’en Afrique, le numérique est désormais conçu comme une politique de développement, un instrument d’intégration régionale, un levier de souveraineté, tout en traduisant une approche systémique prenant en ligne de compte les dimensions économique, institutionnelle et technologique.



