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Bizerte – Rodéos sauvages : réactions urgentes

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  • 5 juillet 2026
  • 2 min de lecture
Bizerte – Rodéos sauvages : réactions urgentes

En cette saison estivale, Les rodéos sauvages qui se multiplient à Bizerte et à Menzel Bourguiba traduisent bien plus qu’un goût du risque individuel : ils révèlent une culture de groupe, une quête de reconnaissance et d’appartenance au sein d’une jeunesse en marge.

Ce phénomène, désormais quasiment généralisé dans tout le pays, interroge les codes sociaux, les espaces publics et les formes contemporaines d’expression urbaine.

Un jeune motard a trouvé la mort et deux autres ont été grièvement blessés à Menzel Bourguiba (gouvernorat de Bizerte) lors d’un accident lié aux rodéos sauvages nocturnes.

Ce drame n’est pas un accident isolé : il est le symptôme d’un phénomène devenu fléau quasi quotidien dans plusieurs villes tunisiennes : des motos lancées à vive allure sur les boulevards et corniches transformant les routes en circuits improvisés.

Les rodéos sauvages, ces courses nocturnes improvisées, transforment nos routes en circuits mortels. En 2025, la Tunisie a enregistré 7 137 accidents de la route et 1 253 morts. Les motos sont impliquées dans près de la moitié des accidents et représentent 40 % des victimes mortelles.

Derrière ces chiffres, il y a des familles brisées, des vies fauchées, des avenirs volés. Face à cette hécatombe, l’inaction est une complicité.

Les autorités locales doivent agir immédiatement : contrôles policiers renforcés, confiscation des motos non immatriculées, sanctions exemplaires pour conduite sans permis.

Les municipalités doivent aménager les zones sensibles avec ralentisseurs, éclairage et caméras. Mais la répression seule ne suffira pas. La société doit se mobiliser.

Les écoles doivent intégrer l’éducation routière, les associations doivent mener des campagnes de sensibilisation, et des espaces sécurisés doivent être créés pour canaliser la passion de la vitesse.

« Jusqu’à quand allons-nous enterrer nos enfants ? » s’alarment les habitants. Cette question doit résonner dans chaque bureau de municipalité et chaque ministère.

Les rodéos sauvages ne sont pas un divertissement : ce sont des machines à tuer. Il est temps de briser le silence. Il est temps de sauver nos routes.

M.B

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Auteur

La Presse

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