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Équipe nationale – Hervé Renard s’en va : Rebelote !

  • 6 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Équipe nationale – Hervé Renard s’en va : Rebelote !

Revirement de nouveau avec un Hervé Renard qui a fait marche arrière.

La piste Maher Kanzari et un staff tunisien refont surface. Où va-t-on ?

La Presse — L’avenir de l’équipe nationale après le fiasco du mondial tourne au ridicule : chaque jour apporte son lot de rumeurs, de pronostics avec un bureau fédéral impuissant qui touche le fond. Sous la mainmise du ministre des Sports, l’équipe de Houcine Jenayeh ne fait qu’obéir et gagner du temps pour éviter les pressions de démission émanant du public sportif.

Et ceci se voit nettement dans la manière floue et frustrante dont l’avenir de l’équipe nationale se dessine. Le ministre a donné le feu vert pour négocier avec Hervé Renard un éventuel contrat de deux ans, mais voilà que le Français, qui a tout fait pour rester, snobe tout le monde par un texte sur « instagram » où il s’en va sans donner la moindre explication.

Qu’est-ce qui s’est passé pour en être à ce énième rebondissement ? Il est clair que Renard, en technicien malin et intelligent, a vu que l’ambiance autour de la sélection est si malsaine, que l’actuel bureau fédéral est si faible et fragile et que la qualité des joueurs existants est si discutable. Il était, en revanche, prêt à travailler dans toutes ces conditions rien que pour relancer sa cote et pour revenir à la scène après ses derniers échecs (y compris celui du mondial parce qu’il n’a rien apporté en deux matches et réédité la copie de Lamouchi).

L’offre de l’équipe nationale était pour lui une aubaine à ne pas rater, mais tout a changé depuis qu’en Algérie, l’hypothèse du départ de Petkovic est de plus en plus élevée. Certains médias algériens parlent même de Renard comme futur successeur de Petkovic. Au pire des cas, Renard dénichera un contrat dans un championnat du Golfe ou prendra une sélection arabe qui paierait plus que nous. Notre bureau fédéral est tellement fébrile et « nul » qu’il s’est fait piéger par Hervé Renard. C’est l’explication douloureuse mais réelle de l’épisode Renard. Dossier clos.

Maher Kanzari de nouveau

Du côté du ministère et du bureau fédéral, on essaye de gagner du temps, de manœuvrer ici et là pour absorber la colère du public. Que fera-t-on pour relancer une équipe nationale abattue et au bout de la souffrance ? Rebelote, le feuilleton perdure encore : on reprend maintenant l’idée d’un staff tunisien qui connaît bien les joueurs et qui reprendrait de main ferme les vestiaires devenus tendus et marqués par le clanisme et les conflits entre les joueurs.

Le nom de Maher Kanzari, qui a coupé court à son engagement avec un club Irakien, revient en force ces dernières heures. L’idée d’un staff tunisien qui ne coûte pas cher (les primes du mondial qui dépassent les 30 millions de dinars vont être affectées aux dettes envers les joueurs internationaux, aux sélectionneurs des jeunes, aux arbitres ainsi qu’à des concours aux clubs !), n’est pas écartée.

Elle gagne du terrain, alors que la possible arrivée d’un sélectionneur étranger, même à coût abordable, vient en seconde position. Le flou persiste encore même si le ministre des Sports reste celui qui dicte les choix dans ce sujet à un bureau fédéral résigné et qui fait profil très bas, rien que pour rester. Et on peut même attester que les prochaines heures peuvent apporter encore des rebondissements inattendus à ce sujet. Ça devient lassant et ironique franchement !

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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