Les gros chantiers routiers
De gros chantiers sont prévus par le plan quinquennal de développement 2026-2030, avec en point de mire la réduction du gap entre les régions côtières et intérieures
La Presse —La Tunisie compte actuellement 743 kilomètres d’autoroutes, un chiffre considéré comme relativement modeste, mais qui sera porté à 1.320 km à l’horizon 2040, selon le plan de développement quinquennal 2026-2030 (page 185), actuellement en cours d’examen à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), ainsi qu’au Conseil national des régions et districts (Cnrd).
De même, les voies rapides (2*2 voies) passeront de 1.450 actuellement à 2.000 en 2040, les routes de largeur 7,6 mètres passeront de 12.108 à 20.000 et les voies rurales aménagées de 28.816 à 33.000, au cours de la même période.
De gros chantiers sont, à cet effet, prévus par le plan quinquennal de développement 2026-2030, avec en point de mire la réduction du gap entre les régions côtières et intérieures, l’encouragement de l’investissement dans toutes les régions sans distinction et surtout la consécration des principes de complémentarité et d’intégration interrégionales. La fluidité des déplacements et le décloisonnement des zones intérieures sont également cités comme objectifs pour conforter l’attractivité des régions intérieures, faciliter l’accès aux différentes infrastructures de base qu’elles soient sanitaires, éducatives ou économiques.
Ainsi, les objectifs chiffrés du projet du plan quinquennal tablent sur 154 km supplémentaires d’autoroutes, 196 km de voies express, 378,5 km de routes classées au niveau des grandes villes (réparties sur 5 gouvernorats) et 51 km supplémentaires sur le Grand-Tunis.
Le tableau affiche également l’aménagement de 1.000 km de nouvelles routes classées à travers les 24 gouvernorats, le renforcement de 1.500 km de routes déjà existantes et l’aménagement de 1.500 km de voies rurales.
L’autoroute Tunis-Kairouan-Sidi Bouzid-Kasserine Gafsa, 188 km, et dont l’état d’avancement a atteint actuellement 34 %, constitue une artère névralgique pour relier les gouvernorats du Centre-Ouest et du Sud-Ouest à la capitale et aux grandes villes du pays, à même de conforter la dynamique de transport de marchandises et autres.
Non moins importante, l’autoroute maghrébine reliant la Tunisie à l’Algérie (75 km), depuis la ville de Bousalem en direction des zones frontalières ouest, vise à faciliter les déplacements entre les gouvernorats du Nord-Ouest et la capitale, dans le but de conforter la dynamique économique favorable à l’investissement tout en assurant un déplacement sécurisé à tous les usagers.
Le même projet serait susceptible de conforter les échanges commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie ainsi que les flux touristiques par voie terrestre.
Cette autoroute relierait plusieurs agglomérations difficiles d’accès, dont les villes de Jendouba, Bullaregia et Fernana et les localités de Balta, Bouaouane, Oued Gherib, Aïn El-Baya, Jouaouda, etc.
Dans la même optique, un parcours de 115 km est prévu pour améliorer la connexion de la ville du Kef au réseau routier et autoroutier, notamment à travers les villes de Siliana et Medjez El-Bab.
Par ailleurs, le renforcement de «couloirs stratégiques» reliant les villes intérieures aux pôles économiques a été également inclus dans le plan de développement.
Il s’agit du couloir reliant la ville de Sfax à Kasserine (181 km), un projet qui consiste à dédoubler tout le parcours (2*2) et à aménager pas moins de 115 km de voies rurales situées dans les gouvernorats de Kasserine, Sidi Bouzid et Sfax, tout en branchant la Plateforme commerciale du centre à la route nationale n°13. Il s’agit également de deux autres couloirs totalisant 480 km, reliant la ville de Gabès aux frontières algériennes comme suit : Gabès-Gafsa-Thelepte-Bouchabka et Gabès-Kébili-Douz-Tozeur-Hazoua. Le projet consiste à dédoubler les voies actuelles au niveau des nationales 3, 15 et 16 et à aménager les échangeurs et les routes connexes vers les agglomérations environnantes.
Le plan de développement prévoit également un entretien permanent de tout le réseau routier et autoroutier moyennant un budget de 185 millions de dinars par an pour les routes classées et 85 millions de dinars par an pour les voies rurales.



