44 oueds, 60 km de cours d’eau : le grand nettoyage de l’ONAS avant la saison des pluies
À l’approche de la saison des pluies, l’Office national de l’assainissement (ONAS) a entamé ses préparatifs afin de limiter les risques liés aux fortes précipitations et prévenir les éventuelles inondations. Les opérations concernent notamment l’entretien des réseaux d’évacuation des eaux pluviales et le curage des oueds traversant les zones urbaines.
Le directeur de la gestion des eaux pluviales à l’ONAS, Tahar Gaid, a annoncé, mardi 7 juillet 2026, le démarrage des préparatifs pour la prochaine saison des pluies, précisant que les équipes de l’Office ont déjà commencé les interventions nécessaires sur le terrain.
Intervenant ce matin sur les ondes de la radio nationale, le responsable a indiqué que ces opérations visent à améliorer la capacité des infrastructures existantes et à réduire les risques d’accumulation des eaux lors des épisodes de fortes précipitations.
44 oueds et 60 kilomètres de cours d’eau concernés
Dans le cadre de ce programme préventif, l’ONAS assure l’entretien de 44 oueds et cours d’eau traversant des zones urbaines, représentant un linéaire total de 60 kilomètres.
Ces interventions concernent plusieurs gouvernorats, notamment le Grand Tunis, Bizerte, Nabeul, Sousse, Kairouan et Sfax, avec pour objectif de garantir un meilleur écoulement des eaux et d’éviter les blocages pouvant provoquer des débordements.
Tahar Gaid a souligné que la gestion des eaux pluviales constitue un enjeu majeur, particulièrement dans les zones urbaines où l’imperméabilisation des sols accentue les risques lors des épisodes pluvieux intenses.
Concernant les zones classées « bleues », considérées comme particulièrement exposées aux accumulations d’eau, le responsable de l’ONAS a affirmé que l’Office travaille à renforcer la capacité d’absorption des réseaux d’évacuation.
L’objectif est de permettre aux infrastructures de gérer simultanément les eaux usées et les eaux pluviales, notamment pendant les périodes où les précipitations peuvent provoquer une forte pression sur les réseaux.
Le responsable a également rappelé que les eaux usées sont systématiquement traitées avant leur rejet dans le milieu récepteur, qu’il s’agisse de la mer ou des oueds, conformément aux normes en vigueur.
Yasmine Hammamet : l’ONAS dément un rejet d’eaux usées
Revenant sur une vidéo largement relayée récemment sur les réseaux sociaux montrant un écoulement d’eau au niveau de la plage de Yasmine Hammamet, Tahar Gaid a tenu à apporter des précisions.
Selon lui, l’eau visible dans la vidéo provient des précipitations pluviales et n’a aucun lien avec les réseaux d’assainissement ou un éventuel rejet d’eaux usées.
Cette clarification intervient alors que les images avaient suscité des interrogations parmi les internautes concernant l’origine de cet écoulement et son éventuel impact environnemental.
Avec le lancement anticipé de ces opérations d’entretien et de préparation, l’ONAS entend renforcer son dispositif préventif afin d’accompagner la saison des pluies et limiter les conséquences des épisodes météorologiques extrêmes.
R.I



