La présidence du Gouvernement a confirmé que le passage à la phase de réalisation effective du projet de réseau de transport collectif en site propre à Sfax, communément appelé « Métro de Sfax », demeure tributaire de la finalisation d’un ensemble de procédures foncières et réglementaires.
Cette mise au point intervient en réponse à une question écrite adressée par la députée de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Fatma Mseddi. Cette dernière avait critiqué l’absence de toute référence au métro dans les précédents rapports gouvernementaux consacrés aux projets bloqués, alors même qu’il est classé comme l’un des plus grands projets structurants de la région et qu’il est officiellement inscrit au budget de l’État pour les années 2025 et 2026.
Mme Mseddi avait ainsi exigé du gouvernement des clarifications urgentes et transparentes quant à la situation actuelle du projet sur les plans juridique, technique et financier, ainsi que sur le sort des crédits qui lui sont alloués. Elle a également réclamé un état des lieux sur l’avancement des négociations avec la Banque africaine de développement (BAD) et sur la nature exacte des obstacles qui empêchent, à ce jour, le lancement effectif des travaux sur le terrain.
Dans sa note de réponse adressée au Parlement, la présidence du Gouvernement a précisé que les prochaines étapes du projet sont étroitement liées à la libération de l’emprise foncière et à l’achèvement des expertises finales concernant les biens immobiliers à exproprier.
Elle a ajouté que le coup d’envoi réel des travaux nécessite également de finaliser les interventions annexes dédiées à la préparation des dossiers d’appels d’offres. Ces procédures englobent les différentes composantes structurelles de ce projet national, jugé prioritaire pour désengorger le trafic routier dans la région.



