102 milliards de dinars pour changer le visage de l’économie tunisienne d’ici 2030
L’augmentation du revenu moyen par habitant figure parmi les principaux objectifs du Plan de développement 2026-2030, présenté par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, lors d’une séance plénière consacrée aux réponses du gouvernement aux questions des députés.
Le ministre a affirmé que ce plan ambitionne de permettre à la Tunisie d’intégrer, à l’horizon 2030, le premier tiers de la catégorie supérieure des pays à revenu intermédiaire, à travers une stratégie fondée sur la valorisation des ressources nationales, le développement des compétences et la consolidation de la souveraineté économique.
Selon Samir Abdelhafidh, le Plan de développement 2026-2030 repose sur une approche visant à renforcer les capacités nationales tout en établissant des partenariats avec les acteurs respectant “l’indépendance de la décision nationale”.
Un plan construit autour de priorités et de projets réalisables
Le ministre a expliqué que les projets inscrits dans ce plan ont été retenus sur la base de priorités définies et d’évaluations techniques et financières.
Il a précisé que son département a accompagné les conseils élus dans l’élaboration des propositions, sans exercer de tutelle ni imposer de limites aux initiatives présentées. Toutefois, ces projets ont fait l’objet d’une analyse portant notamment sur leur faisabilité et leur capacité à être concrétisés sur le terrain.
Une coordination avec le ministère des Finances a également été assurée afin d’élaborer un programme compatible avec les ressources disponibles de l’État et garantir une meilleure exécution des projets prévus.
Un financement estimé à 102 milliards de dinars
Réagissant aux critiques qualifiant le budget prévisionnel du plan de “trop ambitieux” ou “irréaliste”, Samir Abdelhafidh a défendu la crédibilité des objectifs fixés.
Le financement global du Plan de développement 2026-2030 est estimé à environ 102 milliards de dinars, mobilisés à travers plusieurs mécanismes, notamment le budget de l’État, les partenariats public-privé et la contribution des entreprises publiques.
Le ministre a indiqué que les hypothèses retenues par le gouvernement reposent sur des données issues de rapports économiques internationaux et font l’objet d’un suivi régulier en fonction de l’évolution de la conjoncture nationale et mondiale.
Sur un autre plan, Samir Abdelhafidh a insisté sur le rôle attendu du secteur public dans la réussite du plan, affirmant que l’État doit mobiliser l’ensemble de ses capacités pour assurer la mise en œuvre des orientations retenues.
“Le plan est élaboré selon une vision portée par l’État, et le secteur public doit participer pleinement à sa réussite”, a-t-il déclaré.
À travers ce nouveau cadre de développement, le gouvernement entend placer l’amélioration du niveau de vie, la valorisation des ressources nationales et l’attractivité des investissements au cœur de la trajectoire économique de la Tunisie à l’horizon 2030.
R.I


