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Investissements directs étrangers : Une trajectoire toujours positive

  • 22 juillet 2026
  • 4 min de lecture
Investissements directs étrangers : Une trajectoire toujours positive

La Tunisie, qui est parvenue à attirer 1,17 milliard de dollars d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, vient de signer sa cinquième hausse annuelle consécutive. Elle confirme, ainsi, sa réhabilitation financière internationale, justifie sa reconquête du capital-confiance des donneurs d’ordres et conforte les perspectives stables de son économie.

Notre pays entend, justement, maintenir cette trajectoire positive et l’inscrire dans une tendance globale et durable. D’ailleurs, en recevant, lundi, nos responsables économiques, le Président de la République a, encore une fois, réaffirmé la nécessité « de reconvertir nos créances en investissements publics et à engager une action ferme et souveraine pour répondre aux aspirations du peuple tunisien ».

La Presse — La Tunisie continue de consolider, régulièrement, sa crédibilité financière internationale. La justesse des choix engagés depuis quelque temps ont permis à notre pays de se refaire, progressivement, une santé financière, ce qui lui a permis, d’honorer ses engagements, notamment internationaux.

D’ailleurs, malgré une conjoncture mondiale très complexe, marquée, essentiellement, par des perturbations géopolitiques et économiques assez soutenues, la Tunisie vient d’apurer la plus grosse dette extérieure de plus de 740 millions d’euros. Ce qui a donné plus de consistance à sa réhabilitation financière internationale.

Le respect de notre pays de ses engagements extérieurs a amené les principales agences de notation internationales à revoir leurs appréciations et à revaloriser leurs notations, à maintenir des perspectives stables et surtout d’écarter le risque de défaut de paiement, du moins à court termes.

Et c’est surtout le compter-sur-soi, la revalorisation des ressources nationales, la diversification des sources de création de richesses et l’instauration d’un environnement productif compétitif qui ont aidé notre pays à bien gérer, du moins dans une bonne proportion, cette transition.

Une nouvelle politique qui a valu à la Tunisie les appréciations et la reconnaissance des instances économiques et financières internationales.

Une reconnaissance qu’on estime, ici et là, de fondamentale étant son importance dans la motivation des principaux donneurs d’ordres internationaux. Justement, selon les différents rapports aussi bien locaux, régionaux qu’internationaux, ce retournement de situation a aidé, dans une large mesure, notre pays à reconquérir le capital du marché financier mondial et, plus important encore, à relancer sa dynamique d’investissements, extérieurs en particulier.

Une performance à conforter

C’est dans cet ordre d’idées que le rapport sur l’investissement dans le monde 2026, de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, Cnuced, a crédité notre pays de 1, 173 milliard de dollars d’IDE en 2025, soit une hausse de 35,3% par rapport à l’année précédente.

Une réalisation « supérieure à la moyenne mondiale qui se situe aux alentours de 6% seulement ».

Ce qui est encore utile à retenir, c’est que notre pays réalise sa cinquième progression annuelle consécutive depuis 2020, ce qui atteste d’une trajectoire positive et, notamment, de perspectives rassurantes.

Cela est d’autant plus vrai que la Tunisie a pris les dispositions nécessaires pour accélérer davantage ce rythme et de l’inscrire dans une logique de progression globale et durable.

D’ailleurs, en recevant, lundi, nos responsables économiques, le Chef de l’Etat, tout en se félicitant du respect de la Tunisie des ses engagements financiers, a recommandé de trouver les parades nécessaires pour « reconvertir nos créances en investissements publics ».

Il appelle, à cet effet, à l’application « d’une action ferme et souveraine pour honorer les attentes du peuple tunisien en ce moment décisif ».

Il s’agit, sans aucun doute d’orientations majeures et cruciales pour l’avenir de notre pays qui est appelé, à évoluer, régulièrement, dans un contexte difficile. Et l’on estime, de ce fait, que notre pays est assez outillé pour réussir cette mutation financière de qualité pour peu qu’il continue à améliorer son environnement des affaires, à réinventer son système productif, à adapter régulièrement son cadre juridique et réglementaire et accélérer sa transition aussi bien énergétique, écologique, digitale que technologique. Des dispositions qui figurent, heureusement, au cœur du Plan de développement 2026-2030.

Auteur

Anis SOUADI

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