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  • 28 juillet 2026
  • 4 min de lecture
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« Carthage Cement »
Une meilleure dynamique

La Presse — Après un début d’année marqué par un ralentissement de la demande, « Carthage Cement » affiche des indicateurs mieux orientés au terme du deuxième trimestre 2026. La progression de la production, le redressement des ventes locales et l’amélioration de l’activité à l’export permettent au cimentier de réduire sensiblement son retard par rapport à l’exercice précédent.

Au deuxième trimestre 2026, « Carthage Cement » a renforcé son rythme de production, portée par une reprise de son activité industrielle. La production de ciment s’est élevée à 440.848 tonnes, en hausse de 10 % par rapport aux 402.417 tonnes produites à la même période en 2025.

Sur le marché tunisien, les ventes de ciment ont également affiché une évolution positive. Le chiffre d’affaires du trimestre a atteint 73,778 millions de dinars, soit une progression de 2 % sur un an. Cette amélioration a permis de limiter le recul du chiffre d’affaires cumulé à fin juin à 4 %, malgré un marché local toujours affecté par une demande atone.

L’activité à l’export montre également des signes de reprise. À fin juin 2026, les ventes à l’international ont généré 27,67 millions de dinars, réduisant le recul à 15 % par rapport au premier semestre 2025. Cette évolution traduit une amélioration progressive des débouchés extérieurs, dans un contexte international qui reste marqué par des incertitudes.

Les autres métiers du groupe ont également contribué à cette dynamique. L’activité Agrégats a bénéficié d’un net rebond au deuxième trimestre, avec une progression de 21 %, permettant d’atténuer les contre-performances enregistrées en début d’année. La production cumulée s’est établie à 1,86 million de tonnes pour un chiffre d’affaires de 11,18 millions de dinars.

De son côté, l’activité Béton poursuit sa croissance. La production cumulée atteint 34 859 m³, en hausse de 11 % par rapport à l’an dernier, tandis que le chiffre d’affaires progresse de 17 % pour atteindre 6,25 millions de dinars.

Sur le plan financier, « Carthage Cement » a consacré 18,305 millions de dinars à ses investissements au cours du premier semestre. À la même date, son endettement s’élevait à 285,675 millions de dinars, tandis que ses placements bancaires représentaient 40,568 millions de dinars, témoignant d’une situation de trésorerie qui demeure sous contrôle malgré un environnement de marché encore exigeant.

Mobilité internationale
La Tunisie gagne du terrain dans le classement mondial

Le passeport africain reste globalement moins puissant que ceux des grandes économies mondiales, mais certains pays du continent continuent d’améliorer leur capacité de mobilité internationale. Selon le dernier Henley Passport Index, les Seychelles conservent la première place africaine avec 155 destinations accessibles sans visa, suivies par Maurice (148 destinations) et l’Afrique du Sud (101).

Le classement, établi par «Henley & Partners » à partir des données de l’Association du transport aérien international (Iata), évalue 199 passeports selon le nombre de destinations accessibles sans visa, avec visa à l’arrivée ou via une autorisation électronique de voyage.En Afrique du Nord, le Maroc occupe la meilleure position avec un passeport permettant l’accès à 71 destinations sans visa, se classant parmi les dix passeports les plus puissants du continent. La Tunisie arrive juste derrière avec 66 destinations accessibles sans visa, se positionnant au deuxième rang régional devant l’Algérie (55 destinations), la Mauritanie (55) et la Libye (39).

À l’échelle mondiale, la mobilité liée aux passeports connaît une progression importante depuis la création de l’indice il y a vingt ans. Toutefois, les écarts restent considérables entre les pays. Alors que le passeport de Singapour domine le classement mondial avec 192 destinations sans visa, certains pays comme l’Afghanistan, la Syrie ou l’Irak restent fortement limités dans leurs possibilités de déplacement international.

Pour les pays africains, la puissance du passeport demeure étroitement liée aux facteurs économiques, diplomatiques et sécuritaires. Les États disposant d’une forte ouverture touristique, d’une stabilité institutionnelle et d’accords internationaux bénéficient généralement d’une meilleure mobilité pour leurs citoyens.

Pour la Tunisie, qui dispose déjà d’une position favorable dans son environnement régional, l’amélioration du passeport constitue également un enjeu économique. Une plus grande facilité de déplacement favorise les échanges commerciaux, l’attractivité touristique, les investissements et la circulation des compétences.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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