Après un tir de missiles contre les forces américaines : Escalade en vue et Trump menace l’Iran d’une frappe sévère
L’armée américaine frappera durement l’Iran en représailles aux tirs de missiles balistiques effectués mardi par ce dernier contre les forces américaines au Moyen-Orient, a déclaré hier le président américain Donald Trump.
La Presse — «Nous les frapperons fort», a affirmé Trump au cours d’un entretien accordé à la chaîne d’information américaine Fox News. «Ils recevront une raclée.» Il a néanmoins ajouté que la Maison-Blanche autoriserait les responsables iraniens à poursuivre les négociations.
Le président a également indiqué qu’il envisageait des avertissements supplémentaires à destination des groupes soutenus par l’Iran dans la région. Ses déclarations interviennent après l’annonce de l’armée américaine affirmant avoir intercepté des missiles balistiques tirés par l’Iran en direction de forces américaines au Moyen‑Orient, selon Reuters et Fox News.
Des avions de combat américains et saoudiens ont frappé plusieurs sites logistiques et d’armement dans l’est de l’Irak en réponse à plus de 30 attaques de drones dirigées par le Corps des gardiens de la Révolution islamique d’Iran (Cgri) au cours des dernières 72 heures, a écrit mardi soir le Commandement central des Etats-Unis sur le réseau social X.
Riyad a affirmé que l’opération s’inscrivait dans son droit légitime à défendre sa sécurité et ses ressources. Le Centcom a précisé que les frappes visaient des groupes que le Corps des Gardiens de la Révolution iranienne aurait chargés d’attaquer les forces américaines et les infrastructures énergétiques en Arabie saoudite, selon Reuters.
La présidence irakienne a fermement condamné hier les frappes américano-saoudiennes qui ont ciblé ses Forces de mobilisation populaire, un groupe paramilitaire, les qualifiant d’«agression inacceptable» et de «violation flagrante de la souveraineté irakienne». Le gouvernement irakien a annoncé l’ouverture d’une enquête sur les attaques lancées depuis le territoire irakien, tandis que des médias ont rapporté le report d’une visite prévue du Premier ministre irakien à Riyad en raison des tensions sécuritaires, selon CNN.
Les frappes militaires réciproques entre les Etats-Unis et l’Iran, ainsi que l’opération conjointe menée par les forces saoudiennes et américaines contre des milices pro‑iraniennes en Irak, ont ramené la scène régionale dans le cercle de l’escalade après quelques jours d’accalmie relative, alors que les attaques iraniennes contre la Jordanie se poursuivent et que les menaces liées à la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge s’intensifient.
L’accélération des développements militaires et politiques reflète la fragilité de la trêve qui a suivi la guerre au Moyen-Orient. Les données indiquent qu’une nouvelle attaque pourrait ramener la région dans une spirale d’escalade, tandis que les craintes d’un retour des tensions ont de nouveau poussé les prix du pétrole à la hausse, au milieu d’avertissements concernant de nouvelles répercussions sur la sécurité énergétique et la navigation internationale.
(Synthèse de médias)



