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“El Fallaga”… Une fresque musicale qui ravive la mémoire de la résistance et enflamme l’amphithéâtre antique d’Oudhna

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  • 1 août 2026
  • 3 min de lecture
“El Fallaga”… Une fresque musicale qui ravive la mémoire de la résistance et enflamme l’amphithéâtre antique d’Oudhna

Dans le cadre de la deuxième édition du Festival International des Arts Populaires d’Oudhna, l’amphithéâtre antique d’Oudhna a accueilli, dans la soirée du vendredi 31 juillet 2026, le spectacle « El Fallaga » de l’artiste Nasreddine Chebli.

Ce fut une soirée artistique d’exception où la musique s’est harmonieusement mêlée à l’histoire. L’œuvre a fait revivre les épopées de la résistance tunisienne contre le colonialisme à travers une vision musicale contemporaine, tout en préservant l’authenticité du patrimoine populaire.

Un projet au cœur de l’identité et de la mémoire

« El Fallaga » est un projet artistique et culturel qui puise son inspiration dans la figure des Fallagas, héros emblématiques de la résistance tunisienne. Il ambitionne de valoriser le patrimoine musical et rythmique local en le réinterprétant dans un langage moderne. En associant chants populaires traditionnels et arrangements contemporains, le spectacle renforce les valeurs d’identité, d’appartenance et de transmission de la mémoire collective.

Les temps forts de la soirée

L’ouverture épique : La soirée a débuté par une interprétation collective de la chanson « Fallaq Ya Fallaq ». Exécutée par l’ensemble des artistes, cette fresque musicale saisissante a d’emblée célébré l’esprit de résistance et la fierté nationale.

L’authenticité du chant bédouin : L’artiste Rachid Majri, l’une des plus grandes voix du chant bédouin tunisien (Salhi), est ensuite monté sur scène sous les applaudissements nourris du public. Il a entamé sa prestation avec « Goulli Derta », avant d’enchaîner avec « Ya La Lali » puis « Dzitili », offrant une performance marquée par la puissance de sa voix et une maîtrise remarquable des modes traditionnels.

La communion avec le public : La scène a ensuite accueilli Zargua, qui a interprété plusieurs grands classiques du répertoire populaire, notamment « Bouhalla » et « Sidi Mehrez ». Par son naturel et son charisme, il a su instaurer une véritable complicité avec les spectateurs.

Une clôture vibrante : La soirée s’est achevée avec la prestation de « Laïdi », qui a insufflé une énergie débordante au spectacle. Après avoir ouvert son passage avec « El Fazaa Tallet », il a enchaîné avec « Lemima Di », reprise en chœur par la foule, avant de conclure en beauté avec « Jday Er-Rim » sous de longues ovations.

Fusion instrumentale et reconnaissance artistique

Le spectacle s’est distingué par une orchestration riche et équilibrée, mariant instruments traditionnels (tabl, bendir, darbouka, mezoued, zokra) et sonorités modernes (clavier, guitare basse, guitare électrique).

Distinction : Élue parmi les créations les plus marquantes de la scène tunisienne contemporaine, l’œuvre « El Fallaga » a été récompensée par le Tanit de Bronze aux Journées Musicales de Carthage, une distinction qui confirme sa haute valeur artistique.

À travers cette programmation de haute volée, la deuxième édition du Festival International des Arts Populaires d’Oudhna confirme sa vocation : mettre en lumière la richesse du patrimoine culturel immatériel tunisien tout en faisant de l’amphithéâtre antique un espace privilégié de dialogue entre histoire et création contemporaine.

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Auteur

La Presse

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