Les spéculations sur l’avenir de Gianni Infantino à la tête de la Fédération internationale de football (FIFA) s’intensifient à l’approche de la prochaine élection présidentielle de l’instance mondiale. Cinq personnalités, dont deux figures arabes, sont désormais citées parmi les potentiels candidats capables de lui succéder en cas de départ.
Selon le quotidien britannique The Sun, plusieurs dirigeants du football international pourraient prétendre au poste suprême de la FIFA, alors que le président actuel fait face à des critiques après l’abandon de son projet commercial controversé visant à associer des investisseurs privés à la gestion et au développement des droits commerciaux des compétitions de l’instance.
Si Gianni Infantino conserve pour l’heure l’ensemble de ses fonctions, les discussions autour de sa succession se multiplient à l’approche du scrutin prévu l’année prochaine.
Čeferin, Al-Khelaïfi et Wenger parmi les noms cités
Le nom d’Aleksander Čeferin, président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), figure en tête des prétendants potentiels. Le dirigeant slovène est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes du football mondial et a déjà eu plusieurs différends avec Infantino sur différents dossiers liés à la gouvernance du football international.
Autre personnalité citée : Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain et de l’Association européenne des clubs (ECA). Très influent dans les milieux du football européen, il est toutefois présenté avec prudence dans cette perspective, une source proche de lui ayant démenti toute intention de se présenter à la présidence de la FIFA.
Le Français Arsène Wenger, ancien entraîneur emblématique d’Arsenal et actuel responsable du développement du football mondial à la FIFA, fait également partie des noms évoqués. Son expérience, sa réputation internationale et sa vision du développement du football lui confèrent une forte crédibilité auprès des acteurs du secteur.
Cheikh Salman, une figure influente du football asiatique
La liste comprend également le Canadien Victor Montagliani, président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf). Fort d’une longue expérience administrative et de solides réseaux au sein de la FIFA, il est considéré comme un profil susceptible de jouer un rôle majeur dans la prochaine élection.
Le cinquième nom cité est celui du Bahreïni Cheikh Salman ben Ibrahim Al Khalifa, président de la Confédération asiatique de football (AFC). Figure importante dans les instances internationales, il bénéficie d’un soutien notable en Asie et d’une longue expérience dans la gestion sportive.
Infantino face à un premier revers politique majeur
Ces spéculations interviennent après le retrait du projet commercial porté par Gianni Infantino, qui prévoyait une implication accrue d’investisseurs privés dans l’exploitation des droits commerciaux de la FIFA. Le projet avait suscité des oppositions au sein de plusieurs confédérations, notamment en Europe, en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.
Cette controverse est considérée par plusieurs observateurs comme l’un des plus importants revers politiques du président de la FIFA depuis son arrivée à la tête de l’organisation en 2016.
La course à la présidence n’est toutefois pas encore officiellement lancée. Les noms évoqués témoignent néanmoins des débats croissants sur l’avenir de la gouvernance du football mondial et sur la capacité de Gianni Infantino à conserver son poste ou à laisser place à une nouvelle direction.
S.R



