12e édition du festival « Houmetna Fannena » : Quand l’art reprend ses quartiers
L’espace Mass’art organise la 12e édition du festival « Houmetna Fannena », placée cette année sous le slogan « La culture pour tous». L’événement a commencé le 31 juillet et se poursuit jusqu’au 7 août 2026, avec une ouverture assurée par l’artiste Nidhal Yahyaoui et une clôture signée Khaled El Habre, artiste libanais, accompagné de « Ouyoun El Kalam ».
La Presse — Pensé comme un rendez-vous de culture de proximité, le festival « Houmetna Fannena » poursuit sa mission de démocratisation des arts et de décentralisation culturelle. À travers une programmation éclectique, l’espace Massart souhaite offrir aux habitants des quartiers populaires un accès direct à des spectacles musicaux, théâtraux et artistiques variés, accessibles à tous les publics.
La soirée inaugurale du 31 juillet a été marquée par le spectacle « Gourbi » de Nidhal Yahyaoui. Cette création rend hommage au patrimoine musical tunisien en le revisitant à travers une démarche artistique globale. Le projet mêle musique chaouie, héritage du nord-ouest tunisien et traditions soufies, dans une proposition à la fois enracinée dans la mémoire populaire et ouverte sur l’universel.
Tout au long du festival, le public pourra découvrir une série de spectacles aux univers très différents, confirmant la richesse et la diversité de cette édition. Aujourd’hui 1er août, le programme se poursuit avec « Anime and Cartoon Songs », avant la soirée rap Open Mic « Fokk El Mic » de Karim Kouki, prévue demain 2 août.
Le 3 août, il sera question d’un programme de « Slam / Poésie » et, le 4 août, « Stambali Fusion» de Belhassen Mihoub proposera une relecture contemporaine d’un patrimoine musical traditionnel. Le 5 août, le Cirque Paparouni présentera « Le Monde imaginaire», tandis que le 6 août sera consacré au théâtre avec « Chanti 3 », inspiré de «Mourad III » de Habib Boularès, à 20h00.
Enfin, le festival s’achèvera le 7 août avec le concert de Khaled El Habre et le groupe tunisien « Ouyoun El Kalam». Chanteur et auteur-compositeur libanais, Khaled El Habre est né en 1956 à Beyrouth. Il est reconnu pour une œuvre nourrie de textes poétiques, de préoccupations sociales et de prises de position politiques, où se croisent parfois les traditions musicales arabes et des influences jazz. S
on parcours a notamment rencontré celui de la formation tunisienne « Ouyoun El Kalam », groupe attaché à la chanson engagée et aux expressions artistiques porteuses de mémoire collective. À travers des participations communes à des rendez-vous dédiés à la musique alternative et militante en Tunisie, ces deux expériences artistiques se rejoignent autour d’une même conviction, celle d’une chanson qui ne se limite pas au divertissement, mais qui devient un espace de réflexion, de transmission et de résistance.
Au-delà des spectacles, le festival proposera également l’initiative « Hiout Houmetna Fannena », un atelier de graffiti accompagné de la réalisation d’une grande fresque murale. Cette action artistique, menée en partenariat avec les artistes espagnols Kama Marlo et Adria Dalmau, viendra enrichir l’expérience du public pendant toute la durée de la manifestation.
Le festival se prolongera également hors les murs avec une édition OFF de « Stambali Fusion » de Belhassen Mihoub, prévue le 9 août dans le quartier Ezzayatin / El Omrane à Tunis. Il est à noter que tous les spectacles débuteront à 22h00, à l’exception de la représentation théâtrale du 6 août, avancée à 20h00.



