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Aéroports les plus stressants au monde en 2026 : Tunis-Carthage absent du classement… voici pourquoi

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  • 2 août 2026
  • 6 min de lecture
Aéroports les plus stressants au monde en 2026 : Tunis-Carthage absent du classement… voici pourquoi

Retards, files d’attente, congestion des terminaux, difficultés d’accès ou encore temps passé aux contrôles : certains grands aéroports internationaux transforment parfois le voyage en véritable parcours du combattant.
Un classement mondial publié en 2026 par la plateforme australienne iSelect dévoile les plateformes aéroportuaires considérées comme les plus stressantes pour les passagers. L’aéroport international de Tunis-Carthage ne figure pas dans cette liste, non pas parce qu’il serait considéré comme moins stressant, mais parce qu’il n’a pas été retenu dans l’échantillon analysé.

Une analyse basée sur plusieurs critères liés à l’expérience passager

Le classement établi par iSelect s’appuie sur une analyse de 50 grands aéroports internationaux afin d’évaluer le niveau de stress auquel sont confrontés les voyageurs.
Plusieurs indicateurs ont été pris en compte, notamment la fréquence des retards de vols, le nombre d’annulations enregistrées, les temps d’attente lors de l’enregistrement, les délais aux contrôles de sécurité, la fluidité des contrôles aux frontières et des formalités d’immigration, les délais de récupération des bagages, l’accessibilité de l’aéroport depuis les centres urbains ou aussi la congestion liée au volume de passagers.
L’objectif de cette étude n’est pas de mesurer la qualité générale des infrastructures, mais plutôt d’évaluer la pression exercée sur les voyageurs lors de leur passage dans ces plateformes.

Newark en tête du classement des aéroports les plus stressants

Selon l’étude iSelect, l’aéroport international Newark Liberty, aux États-Unis, arrive en première position des aéroports les plus stressants au monde en 2026.
Son classement s’explique notamment par un niveau élevé de congestion, des problèmes récurrents de ponctualité et des difficultés d’accès qui peuvent compliquer l’expérience des passagers.

Top 5 des aéroports les plus stressants au monde en 2026

(Scores selon l’indice iSelect 2026)

D’autres grandes plateformes internationales figurent également parmi les plus stressantes, notamment Chicago O’Hare, Los Angeles International Airport, London Gatwick, Francfort et Amsterdam-Schiphol.

Pourquoi Tunis-Carthage n’apparaît pas dans le classement ?
Contrairement à certains classements internationaux qui évaluent plusieurs centaines d’aéroports, l’indice iSelect 2026 repose sur un échantillon limité aux 50 principaux aéroports internationaux étudiés par la plateforme.
L’aéroport international de Tunis-Carthage n’a donc pas été inclus dans cette sélection, principalement en raison de son volume de trafic et de son statut qui ne correspondent pas aux critères de sélection de cette étude centrée sur les grands hubs mondiaux.
Son absence ne signifie donc pas qu’il est considéré comme moins stressant ou plus performant que les aéroports classés. Elle indique simplement qu’il ne faisait pas partie du panel analysé.

Un autre classement place toutefois Tunis-Carthage parmi les moins bien évalués
Si l’aéroport international de Tunis-Carthage ne figure pas dans le classement iSelect des plateformes aéroportuaires les plus stressantes au monde en 2026, il apparaît en revanche dans un autre palmarès international avec un résultat beaucoup moins favorable.
Le AirHelp Score 2026, publié par la société spécialisée dans les droits des passagers aériens, classe en effet l’aéroport de Tunis-Carthage à la 279e et dernière place mondiale parmi les 279 aéroports analysés. Il obtient un score global de 5,50 points sur 10, se positionnant ainsi comme l’aéroport le moins bien évalué de cette édition.

Ce classement ne mesure toutefois pas le niveau de stress ressenti par les voyageurs, mais plutôt la performance globale de l’expérience aéroportuaire. AirHelp s’appuie sur trois grands critères à savoir : la ponctualité des vols, basée sur des données opérationnelles réelles, l’expérience des passagers, à travers des évaluations recueillies auprès des voyageurs et les infrastructures et le confort, incluant notamment les services disponibles dans l’aéroport.

Selon AirHelp, l’un des principaux facteurs ayant pénalisé Tunis-Carthage concerne la ponctualité des vols. L’étude indique que seulement 53 % des vols étaient à l’heure sur la période analysée, soit le taux le plus faible parmi les aéroports étudiés dans cette édition.

L’aéroport tunisien est également confronté à des critiques récurrentes liées à l’expérience des voyageurs, notamment en matière de fluidité des parcours passagers, de gestion des flux lors des périodes de forte affluence et de niveau des infrastructures, des éléments qui influencent directement la perception globale d’un aéroport.

Deux classements, deux lectures différentes
La comparaison entre les deux palmarès doit toutefois être faite avec prudence, car leurs objectifs ne sont pas les mêmes. Le classement iSelect cherche à identifier les aéroports où les voyageurs sont les plus susceptibles de subir une expérience stressante, en prenant notamment en compte la congestion, les retards, les files d’attente ou encore la complexité des déplacements dans les terminaux.

À l’inverse, le AirHelp Score évalue davantage la qualité globale du service rendu aux passagers, en combinant performance opérationnelle, satisfaction des voyageurs et confort des installations.
Ainsi, l’absence de Tunis-Carthage dans le classement des aéroports les plus stressants ne constitue pas un classement positif ni une reconnaissance particulière. Elle s’explique principalement par le fait que l’aéroport tunisien ne faisait pas partie du panel de 50 grands hubs internationaux retenus par iSelect pour son analyse.

Ces résultats interviennent alors que la Tunisie prépare une importante modernisation de son principal aéroport international. Un projet d’extension et de réaménagement de Tunis-Carthage est prévu afin d’augmenter significativement sa capacité d’accueil et d’adapter l’infrastructure à l’évolution du trafic aérien. Le projet vise notamment à porter la capacité annuelle de l’aéroport à environ 18,5 millions de passagers à l’horizon 2031, contre environ 5 millions actuellement.

L’enjeu pour Tunis-Carthage est donc double : améliorer la fluidité et la qualité de l’expérience offerte aux voyageurs tout en accompagnant la croissance attendue du transport aérien tunisien.

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Auteur

Meriem KHDIMALLAH

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