Taekwondo – Catégorie des moins de 63 kg : Abondance de biens ne nuit pas
Adem Selmi est une nouvelle étoile montante dans cette catégorie aux côtés du champion Khalil Jendoubi.
La Presse —C’est un proverbe français bien connu. Cette expression signifie que «posséder ou accepter une chose en quantité suffisante, voire en plus grand nombre que nécessaire par prévoyance, n’est jamais un problème ou un défaut».
Le taekwondo tunisien possède deux super champions dans le même poids ou qui peuvent chevaucher sur le poids immédiatement supérieur. Il s’agit bien sûr de Khalil Jendoubi et Adem Selmi. Le premier a été sacré champion du monde dans la catégorie des moins de 63 kg en octobre 2025 en Chine. Il concourait et a remporté ses médailles olympiques dans la catégorie des moins de 58 kg. Les médailles d’argent aux Jeux olympiques de Tokyo (2020) et de bronze aux Jeux olympiques de Paris (2024).Le second est Adam Selmi, qui vient de conclure sa participation à la tournée asiatique de la plus belle des manières en remportant la médaille d’or au tournoi international d’Indonésie (G2) après une victoire bien méritée en finale contre un adversaire russe. Il confirme ainsi son statut de l’un des plus grands espoirs du taekwondo tunisien et… mondial.
Ce triomphe survient quelques jours seulement après sa médaille d’or au tournoi international du Vietnam (G1), ce qui porte à deux le nombre de médailles d’or remportées par ce jeune lors de sa tournée asiatique. Ce résultat lui ajoute 30 points au classement mondial et olympique et le rapproche considérablement d’une place dans le top 10 de la catégorie des-63 kg. Ce qui renforce ses chances de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Son mentor et entraîneur, Belgacem Selmi, mérite tous les égards pour ce qu’il a fait. Il a accompagné ce jeune combattant tout au long de ce parcours et a pris en charge à lui seul tous les frais de la tournée asiatique, témoignant ainsi d’un dévouement et d’une confiance inébranlables dans le potentiel de cet athlète prometteur, ce qui lui a permis d’atteindre ce remarquable succès continental et international.
Trouver une solution
Tous ces succès sont le fruit des efforts personnels d’Adem Selmi et de la persévérance, du travail acharné et des sacrifices de son père et entraîneur, Belgacem Selmi, qui ne manque jamais une occasion d’inscrire son fils à des compétitions internationales.
Il est temps que la fédération et le ministère des Sports se saisissent de ce cas. Il ne s’agit pas de trop réfléchir, étant donné que c’est un champion de classe (les résultats sont là !) qui mérite qu’on le prenne au sérieux. Bien sûr, il combat dans la même catégorie (sauf changement technique ou stratégique) que Khalil Jendoubi, mais cette «abondance de biens ne doit pas nuire».
Ministère et fédération doivent absolument trouver une solution pour intégrer Adem Selmi dans le giron des prétendants aux podiums méditerranéen et olympique. Cela urge.



