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Clôture du 60e festival de Carthage Majda Roumi, le grand triomphe

  • 21 août 2026
  • 4 min de lecture
Clôture du 60e festival de Carthage Majda Roumi, le grand triomphe

Grands classiques, nouveautés et hommage au patrimoine musical tunisien ont composé le programme de la soirée qui a dépassé les deux heures. Accompagnée d’un orchestre formé de musiciens libanais et tunisiens, Majda Roumi a interprété une vingtaine de chansons que le public connaît par cœur et n’a cessé de répéter les refrains avec elle.

La Presse — Retour triomphal pour la célèbre chanteuse libanaise Majda Roumi après une absence de huit ans pour clôturer la 60e édition du festival de Carthage. Une foule surdimensionnée est venue assister au concert de l’artiste, reconnue pour son engagement et son raffinement, et saluer son talent resté immuable.

Toutefois, un bémol a perturbé le bon déroulement du spectacle : une panne technique au niveau du son a entaché une partie de la prestation de l’artiste. Sûre de ses capacités vocales et de son professionnalisme, elle a pu surmonter ce fâcheux imprévu et a réussi à captiver la grande foule fans en présentant un programme musical où elle a harmonieusement mêlé ses plus grands succès personnels à des hommages vibrants au patrimoine tunisien renforçant ainsi un lien affectif historique  avec la Tunisie. Elle a servi à ses nombreux fans  quelques mélodies moins connues où elle a trébuché sur les paroles de l’une d’elles, mais n’a pas manqué de présenter ses excuses.

En dépit de ces petits incidents, le spectacle s’est bien déroulé compte tenu de l’ambiance festive que les spectateurs ont créée pour soutenir la chanteuse avec qui se rattache un lien historique qui remonte au début des années 1980.

Une relation artistique et affective qui dure depuis plusieurs décennies. Sans compter le profond respect que l’artiste accorde pour le patrimoine musical local à travers divers hommages. A travers sa performance, elle a également exprimé son engagement politique et humaniste dédiant son spectacle à la résilience du peuple libanais face à la guerre.    

Grands classiques, nouveautés et hommage au patrimoine musical tunisien ont composé le programme de la soirée qui a dépassé les deux heures. Accompagnée d’un orchestre formé de musiciens libanais et tunisiens, Majda Roumi a interprété une vingtaine de chansons que le public connaît par cœur et n’a cessé de répéter les refrains avec elle. Parmi ses tubes les plus connus : « Am Yasalouni », « Koudhni Habibi », « Mili ya Hilwa Mili », « Ismaâ Albi », « Touba » (chanson de Abdelhalim Hafedh), « Iâtazelt El Gharam », « Koun Sadiqi », « Aslama, Aslama » (chanson dédiée à la Tunisie) et enfin « Kalimet ».

En guise de reconnaissance envers la Tunisie pour avoir cru en son talent dès ses débuts, elle a repris dans un medley des œuvres de figures emblématiques de la chanson tunisienne comme le compositeur-chanteur Hédi Jouini et la chanteuse Saliha. Elle a interprété avec son accent libanais « Lamouni li Gharou Mini », « Yam Laâyouna Zargua », « Khali Badalni » et « Ah Ya Khalila ». L’euphorie s’est emparée de l’assistance qui a chanté et dansé à tout rompre sur ces refrains indémodables. Un moment fort qui a créé une symbiose entre l’artiste et ses fans.

Ses choix artistiques pertinents et sa voix qu’elle met au service de la paix et de grands poètes comme Mahmoud Derwich, Souad Al-Sabah, Nizar Qabani ou encore Abu Kacem Chebbi ont marqué son parcours exceptionnel. Des œuvres puissantes que la chanteuse a utilisées pour souligner son engagement dès le début de sa carrière et contribuer à ses nombreux succès un peu partout dans le monde.

Ce spectacle mémorable souligne le statut d’icône de la chanteuse, souvent perçue comme la digne héritière spirituelle de la diva Fayrouz pour son dévouement à la paix et à la liberté. Ses collaborations s’inscrivent dans son parcours d’artiste engagée, mettant sa voix au service de thèmes qui lui sont chers tels que la paix, la liberté et la résistance.

Une soirée de symbiose culturelle marquant la fin prestigieuse de cet événement artistique majeur.

Elle restera sans doute gravée dans la mémoire des spectateurs et celle du Festival de Carthage.

Auteur

Neila GHARBI

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