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Vide législatif comblé ? Le cahier des charges de la médecine esthétique bientôt publié

  • 22 août 2026
  • 3 min de lecture
Vide législatif comblé ? Le cahier des charges de la médecine esthétique bientôt publié

Le Syndicat tunisien des médecins esthétiques a annoncé, vendredi 21 août 2026, la publication prochaine d’un cahier des charges destiné aux centres de médecine esthétique, une mesure censée combler un vide législatif jugé responsable de nombreux dérapages dans la profession.

Un texte réglementaire encadrant les centres de médecine esthétique devrait bientôt voir le jour en Tunisie. C’est ce qu’a fait savoir le Syndicat tunisien des médecins esthétiques dans un communiqué publié ce vendredi 21 août 2026.

Selon l’organisation professionnelle, ce cahier des charges représente une avancée importante. Il doit permettre de combler le vide législatif à l’origine, selon elle, d’un grand désordre dans le secteur, tout en freinant les pratiques exercées en dehors du cadre légal.

Le document doit aussi fixer les exigences nécessaires à la sécurité des patients et mieux encadrer les pratiques professionnelles. Il permettra, précise le syndicat, de distinguer clairement les praticiens formés et autorisés des centres opérant hors du cadre légal.

Le syndicat a tenu à préciser la portée de son action. Il ne s’agissait, selon lui, ni de viser une profession ni de s’en prendre à des personnes en particulier, mais de défendre la sécurité des patients, la qualité des soins et le respect de la loi. L’organisation rappelle à ce titre que la médecine esthétique constitue une spécialité médicale à part entière, nécessitant une formation médicale spécifique, des compétences particulières, des équipements adaptés, ainsi qu’une connaissance des complications possibles notamment la capacité à prendre en charge un patient en cas d’incident.

Le syndicat a par ailleurs salué la reconnaissance de cette problématique par les autorités, qu’il considère comme un progrès. Il a indiqué vouloir poursuivre sa collaboration avec les autorités compétentes, afin que les décisions annoncées se traduisent concrètement sur le terrain et que la médecine esthétique s’exerce dans un cadre sûr, réglementé et respectueux des patients.

Cette annonce fait suite à une prise de position de l’Ordre des médecins, qui avait dénoncé l’exercice illégal de la profession. Dans son communiqué, l’Ordre avait insisté sur le fait que les injections et autres actes médicaux à visée esthétique doivent être réalisés par des professionnels compétents.

S.M

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S. M.

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