Prisons : le CGPR dément toute détérioration générale de l’état de santé des détenus
Le Comité Général des Prisons et de la Rééducation (CGPR) a démenti les informations circulant concernant la détérioration générale de l’état de santé des détenus, ainsi que des cas de négligence ou de manque de soins médicaux au sein des établissements pénitentiaires.
Dans une déclaration à l’agence TAP, samedi, le porte-parole du CGPR, Hatem Akrout a fait savoir que le comité affirme que l’état de santé des personnes concernées est suivi conformément aux procédures médicales établies. Il a démenti les récentes informations relatives à l’état de santé de plusieurs détenus et les descriptions qui les accompagnent, lesquelles, selon lui, induisent l’opinion publique en erreur et présentent une image déformée de la réalité.
Le comité général des prisons refuse l’instrumentalisation de l’état de santé des détenus, qui relève par nature d’une évaluation médicale spécialisée en particulier lorsqu’il s’agit de personnes en détention provisoire, a réaffirmé la même source en rappelant que l’État garantit à ces personnes leur droit aux soins et aux traitements médicaux, au même titre que tous les autres détenus.
Le porte-parole du CGPR a souligné que la prise en charge médicale dans les institutions pénitentiaires n’est pas une simple mesure occasionnelle mais un système général incluant la consultation, le suivi ainsi que le traitement et les analyses nécessaires en plus de l’accompagnement des cas qui nécessitent un transfert vers des établissements de santé publique spécialisés.
Il a ajouté que les décisions médicales ne sont pas fondées sur des considérations administratives ou disciplinaires, elles se basent sur le diagnostic d’un personnel médical qualifié.
A noter que le nombre de consultations médicales de jour pour les détenus dans les hôpitaux publics a atteint 19 537 consultations fin juin 2026, tandis que le nombre de consultations nocturnes s’élève à 1 236 consultations.
La même source a souligné que le comité des prisons n’hésitera pas à engager des poursuites judiciaires contre toute personne diffusant délibérément de fausses informations susceptibles de nuire à la réputation du système pénitentiaire ou de semer la discorde, notamment en ce qui concerne des situations de santé qui ne doivent pas être exploitées ni manipulées.



