La Tunisie abritera le sommet mondial « Zéro Cancer » pour réduire la fracture médicale Nord-Sud grâce à l’IA
Une séance d’information a été tenue ce lundi 7 septembre 2026 au siège de l’Académie diplomatique internationale de Tunis. Et ce, pour présenter les contours du sommet mondial « Zéro Cancer » prévu du 4 au 6 décembre 2026.
Cette initiative internationale portée par le chercheur tunisien Moez Ben Ali et soutenue par la Ligue arabe, confirme l’introduction des technologies au cœur des protocoles thérapeutiques. L’événement se déploiera sous le slogan de l’équité thérapeutique et de la réduction des disparités logistiques qui séparent les systèmes de soins des hémisphères Nord et Sud.
Il débouchera sur la proclamation de la « Charte de Carthage » pour réguler l’éthique des algorithmes médicaux. En effet, ce conclave scientifique ambitionne d’ériger une plateforme d’interconnexion globale destinée à universaliser l’accès aux protocoles de la médecine de précision et à endiguer la progression de la pathologie oncologique.
L’ingénierie de ce projet d’envergure repose sur l’engagement scientifique du docteur tunisien Moez Ben Ali, chercheur en oncologie moléculaire et président de l’organisation Oncologues sans frontières en France, dont les travaux cliniques intègrent le codage des vaccins thérapeutiques et les traitements ciblés guidés par l’intelligence artificielle.
Soutenue par les structures de la Ligue arabe et l’Organisation arabe des technologies de l’communication et de l’information, la feuille de route s’adosse à un constat statistique alarmant évaluant à 10 millions le volume annuel des décès par cancer à l’échelle planétaire.
D’où l’objectif du « Zéro Cancer » dont la stratégie s’articulera autour de trois axes opérationnels complémentaires, initiant d’une part un programme d’harmonisation des plans de contingence nationaux, et d’autre part la création de la Fondation Zéro Cancer adossée à un observatoire mondial pour fluidifier le transfert des données génomiques vers les structures de soins des pays en développement.
Le troisième pilier de cette alliance multilatérale se matérialisera par la formulation de la Charte de Carthage, un texte de référence qui régira le cadre éthique et la déontologie de l’usage des algorithmes prédictifs et de la santé numérique dans les examens cliniques.
Validant cette orientation, le directeur général de l’Organisation arabe des technologies de l’information, Mohamed Ben Amor, a rappelé que l’accélération de la transition numérique constitue le seul levier technique capable de compenser le déficit d’infrastructures lourdes au sein des gouvernorats du Sud. Les commissions d’organisation se penchent actuellement sur la mobilisation des lignes de crédit internationales et des fonds souverains requis pour pérenniser le financement de ces écosystèmes médicaux hybrides, affirmant la vocation de la Tunisie à se positionner comme le laboratoire prospectif d’une médecine de pointe, connectée, éthique et universellement accessible.
R.I



