Que faire face aux perturbations météorologiques ?
Les citoyens résidant dans le Nord du pays et dans le Grand Tunis viennent de vivre des moments d’angoisse et de désagréments en milieu de semaine à cause des effets chaotiques dus aux pluies abondantes enregistrées dans les zones en question, et ce, malgré les alertes lancées par les services de l’Institut national de la météorologie.
Rien n’y fit. Les mêmes scènes habituelles de panique et de débordement sont réapparues en dépit des mesures préventives prises à l’avance par les autorités concernées qui ont procédé au nettoyage de milliers de kilomètres linéaires de cours d’eau et au curage de dizaines d’hectares de bassins et de retenues hydrauliques au cours de cette année 2026.
Alors pourquoi ce retour aux vieux démons de la fragilité des canalisations ? Selon les données objectives, des pressions d’ordre urbain seraient derrière le manque d’efficacité des décisions avec un déséquilibre des réseaux qui se trouvent submergés par les eaux pluviales, sans oublier le facteur négatif que représente le manque de respect des règles d’hygiène et de civisme de la part de citoyens dont certains n’hésitent pas à jeter des déchets dans les diverses installations d’évacuation de ces eaux.
D’ailleurs, une inspection sur le terrain a permis de déceler des manquements qu’il faut éliminer, surtout que ces deux raisons sont derrière la stagnation des eaux dans les artères des villes et des différentes cités, provoquant, inévitablement, des inondations préjudiciables aux vies humaines et aux biens publics.
Ainsi, avec ces diagnostics assez précis, il est attendu qu’on assiste à une amélioration de la situation et, pourquoi pas, qu’on évite carrément les aspects négatifs constatés ces derniers jours, surtout que les dernières prévisions font état d’une aggravation des conditions climatiques causées par la réapparition du phénomène El Niño, ce qui exige une prudence supplémentaire concernant l’automne-hiver 2026.
C’est dire que des situations atmosphériques violentes pourraient survenir dans la mesure où de courtes périodes de chaleur sont de nature à provoquer, juste après, des précipitations parfois torrentielles, d’où la nécessité de prendre le maximum de mesures préventives avec une meilleure adaptation des infrastructures aux changements climatiques, plus particulièrement au niveau du stockage et de la gestion des eaux pluviales.
En définitive, les autorités compétentes doivent prendre, d’ores et déjà, le taureau par les cornes, dans le sens où ces phénomènes se maintiendraient aussi bien en Tunisie qu’à l’échelle mondiale, sachant que, comme dit le proverbe, “un homme averti en vaut deux”.



