La Tunisie n’a enregistré aucune nouvelle découverte d’hydrocarbures à fin juillet 2026, malgré le forage de deux puits d’exploration et de trois puits de développement, selon les données publiées par l’Observatoire national de l’énergie et des mines.
Le nombre total de permis de recherche et d’exploration en vigueur s’est établi à 12 permis à fin juillet 2026, contre 15 à la même période de 2025, traduisant un ralentissement des activités d’exploration dans le secteur.
Cette situation intervient dans un contexte marqué par le déclin naturel de la production des champs conventionnels et le recul des activités de prospection. Les données de l’Observatoire mettent ainsi en évidence les difficultés du secteur à renouveler les réserves et à compenser la baisse progressive de la production des champs existants.
La production nationale de gaz commercial sec s’est établie à 0,66 million de tonnes équivalent pétrole (TEP), enregistrant une légère baisse de 1 %.
Les principaux champs continuent de représenter une part importante de la production nationale. Le champ de Miskar contribue à hauteur de 27 % à la production nationale de gaz, tandis que le champ de Nawara en représente 19 %. Toutefois, l’absence de nouvelles découvertes limite les possibilités de compenser le déclin naturel enregistré dans les autres champs.
Face à cette situation, la Tunisie a davantage recours aux importations de gaz algérien. Les achats directs de gaz en provenance d’Algérie ont progressé de 5 % pour atteindre 1,691 million de TEP, couvrant ainsi 59 % de l’approvisionnement total du pays en gaz naturel.
Ces évolutions mettent en évidence l’enjeu du renouvellement des ressources nationales en hydrocarbures et de la diversification du mix énergétique. L’accélération de l’octroi des permis d’exploration et le renforcement des mécanismes destinés à attirer les investissements dans les énergies alternatives figurent parmi les pistes avancées pour répondre à ces défis.
S.R



