La Réserve fédérale américaine (Fed) a, comme attendu, relevé mercredi l’objectif de taux des « fed funds », dans une fourchette de 3,75% à 4,00%, dans un contexte de flambée des cours du pétrole et d’aggravation de la situation au Moyen-Orient.
La décision sur les taux a été prise à l’unanimité, montre le communiqué de la banque centrale américaine publié à l’issue d’une réunion de deux jours.
Le nouveau patron de la Fed, Kevin Warsh, choisi par le président Donald Trump pour influer sur une baisse des taux directeurs de l’institution, doit commenter cette décision au cours d’une conférence de presse prévue à 18h30 GMT.
La Fed avait modifié ses taux pour la dernière fois en décembre 2025, les abaissant de 25 points de base après des réductions identiques en octobre et septembre.
La hausse de ce mercredi est la première depuis 2023 et elle intervient alors que l’indice des prix à la consommation (CPI) aux Etats-Unis a accéléré à 3,4% sur un an en août.
L’indice PCE des prix des dépenses de consommation personnelle, mesure préférée de l’inflation par la Fed qui s’est fixé objectif à moyen terme en la matière de 2%, a progressé à un rythme annuel de 3,7% en juin et juillet, selon les dernières données.
Le rendement des Treasuries à dix ans a parallèlement franchi lundi le seuil des 5%, une première depuis 2023, avant de grimper mardi à un record depuis juillet 2007.
Une enquête Reuters, publiée lundi, montre que 86 des 101 économistes interrogés, soit 85%, anticipaient que la banque centrale américaine relèverait ses taux ce mercredi, tandis que les marchés financiers misaient à environ 94% sur cette probabilité.



