Economie

Des faits et des chiffres

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  • 28 septembre 2026
  • 6 min de lecture
Des faits et des chiffres

92,6

La balance commerciale des produits de la pêche a dégagé un excédent de 92,6 millions de dinars au cours des sept premiers mois de 2026, avec un taux de couverture des importations par les exportations de 125  %, selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture.

Sur la période allant de janvier à juillet 2026, les exportations tunisiennes de produits de la pêche se sont établies à 18,4 mille tonnes, pour une valeur de 422,3 MD, enregistrant ainsi une baisse de 4,8 % en valeur sur un an. Le prix moyen à l’exportation a également diminué de 4,6 %, passant de 24,1 dinars le kilogramme à fin juillet 2025 à 23 dinars par kg à fin juillet 2026.

Les poissons constituent la principale catégorie exportée. Ils représentent 9,9 mille tonnes, soit 53,9 % des volumes exportés. Les conserves et semi-conserves arrivent en deuxième position avec 22,4 %, suivies des crustacés avec 19,9 % et des mollusques avec 3,6 %.

Les produits de la pêche tunisiens sont présents sur 38 marchés étrangers. L’Italie reste le principal débouché, avec 34 % des exportations, devant l’Espagne (12 %) et la Libye (11 %). L’Algérie et Malte représentent chacune 9% des exportations.

Du côté des importations, les achats ont progressé de 2,8 % en volume, atteignant 47,2 mille tonnes, tandis que leur valeur a augmenté de 4,4 %, à 329,7 MD. Le prix moyen à l’importation s’est établi à 6,97 dinars par kg, contre 6,88 dinars par kg à fin juillet 2025, soit une hausse de 1,4 %.

Les produits importés sont destinés principalement à l’industrie, qui absorbe 80% des volumes. Quelque 16 % sont destinés à l’approvisionnement du marché, tandis que les 4 % restants sont consacrés aux opérations d’engraissement.

Ces données font ainsi ressortir un secteur qui conserve une balance commerciale excédentaire, malgré le recul enregistré par les exportations en valeur au cours des sept premiers mois de l’année.

450

La Tunisie consacre chaque année près de 450 millions de dinars à la collecte des déchets ménagers, alors que les taux de recyclage et de valorisation restent très faibles. Pour l’expert Houcine Rhili, qui  est intervenu récemment sur les ondes d’une radio privée, ce niveau de dépenses met en évidence les limites d’un modèle qui continue de privilégier l’enfouissement, alors que les déchets peuvent constituer une véritable ressource économique.

La gestion des déchets a profondément évolué à l’échelle internationale depuis le « Sommet de Rio de 1992 ». Le recyclage, le tri sélectif et la valorisation permettent désormais de transformer une partie des déchets en ressources et de réduire les volumes destinés à l’enfouissement. La Tunisie reste toutefois en retrait dans ce domaine.

L’expert souligne également les risques environnementaux liés à certains déchets. Un seul litre d’huile minérale usagée peut ainsi polluer jusqu’à 1.000 m³ d’eau, ce qui souligne l’importance de mettre en place des filières adaptées de collecte et de valorisation.

Cette problématique s’ajoute à celle des inondations urbaines. Plusieurs zones, notamment Raoued, La Soukra et Borj Louzir, restent exposées lors des épisodes de fortes pluies. Selon Houcine Rhili, les réseaux de drainage, les systèmes de pompage et certaines infrastructures doivent être mieux dimensionnés pour faire face à des épisodes pluviométriques plus importants.

Dans un contexte marqué par le changement climatique et des phénomènes météorologiques plus extrêmes, il appelle ainsi à renforcer l’anticipation et l’adaptation des infrastructures.

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Le roadshow « Startups & PME Innovantes » entamera, aujourd’hui, sa deuxième tournée régionale, avec une première étape au Kef. Cette nouvelle édition prévoit quatre rendez-vous dans les régions, avec des étapes également à Monastir le 6 octobre, à Gafsa le 22 octobre et à Zarzis le 23 octobre.

Après une première édition ayant permis d’aller à la rencontre des écosystèmes de Bizerte, Kairouan, Sfax et Gabès, cette nouvelle tournée vise à rapprocher les opportunités de financement des entrepreneurs et des écosystèmes régionaux.

Le roadshow s’adresse notamment aux startups, PME innovantes, porteurs de projets, structures d’accompagnement et autres acteurs de l’écosystème. Les rencontres permettront de présenter les mécanismes et opportunités de financement disponibles, de faciliter les échanges avec les équipes et partenaires du projet et de mieux faire connaître les dispositifs d’accompagnement destinés aux startups et PME innovantes.

La tournée entend également renforcer les connexions entre les acteurs des différents écosystèmes régionaux et favoriser l’émergence ainsi que le développement de nouveaux projets innovants sur l’ensemble du territoire.

Le projet «Startups & PME Innovantes » est financé par la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), en collaboration avec Smart Capital.

1,65

La pollution plastique coûterait chaque année à la Tunisie entre 170 et 560 millions de dollars, soit environ 502,5 millions à 1,65 milliard de dinars, selon un nouveau rapport de Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

À l’horizon 2040, le coût de l’inaction pourrait atteindre entre 3 et 10 milliards de dollars, soit jusqu’à environ 29,5 milliards de dinars.

Cette facture s’explique notamment par l’ampleur des déchets plastiques rejetés dans l’environnement. Selon la Banque mondiale, la Tunisie produit annuellement près de 188.000 tonnes de déchets plastiques, dont quelque 17.000 tonnes finissent chaque année dans la mer Méditerranée. Sur neuf plages tunisiennes étudiées, 77 % des 9.821 déchets collectés étaient en plastique.

Parmi ceux dont l’origine a pu être identifiée, 98,2 % provenaient de Tunisie.

Le rapport souligne ainsi l’intérêt économique d’une réduction de l’utilisation du plastique, aussi bien au niveau national que dans le cadre des négociations internationales sur le traité mondial relatif aux plastiques. Il recommande notamment de renforcer la responsabilité des producteurs, de l’étendre au matériel de pêche et de mieux appliquer les restrictions sur les sacs en plastique à usage unique, en vigueur depuis janvier 2020.

Selon Greenpeace Mena, une action plus forte permettrait de limiter les coûts environnementaux et économiques liés à la pollution plastique, alors que la poursuite de la tendance actuelle pourrait alourdir considérablement la facture pour la Tunisie à l’horizon 2040.

S.B.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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