Transition énergétique : La Tunisie en passe de gagner son pari
Par les temps qui courent, la Tunisie nouvelle se trouve en pleine effervescence pour réussir son programme de transition énergétique, un concept devenu nécessaire, et être autosuffisant en matière d’énergie. D’où le rôle crucial de cette dernière dans la dynamique socioéconomique du pays.
La Presse — En effet, face aux demandes croissantes dans tous les pays du monde, y compris le nôtre, la Tunisie, sous l’impulsion du Président de la République, Kaïs Saïed, a progressivement fait de la transition énergétique une orientation essentielle de sa démarche en vue d’un développement allant dans le sens d’une plus grande résilience face à la volatilité des marchés internationaux des hydrocarbures et aux changements climatiques.
Ainsi, l’Etat a engagé une stratégie destinée à varier le mix énergétique, à renforcer la sécurité d’approvisionnement et à réduire la dépendance aux importations d’énergie, sachant que les mutations profondes enregistrées par le secteur de l’énergie sont de taille.
Grâce à cette détermination présidentielle, réitérée à plusieurs reprises, on assiste, aujourd’hui, à une accélération de la transition énergétique et à une multiplication des projets en faveur des énergies nouvelles et renouvelables dont notamment celles d’ordre solaire et éolien, sans oublier le souci d’améliorer le cadre réglementaire et l’obligation de mettre sur orbite pour une transition énergétique compatible avec les objectifs de développement durable et avec les engagements climatique de notre pays.
Plus encore, la quatrième édition du Salon international de la transition énergétique (Site 2026) vient de se tenir à Tunis avec la participation de plus de soixante entreprises tunisiennes et étrangères ainsi que dix startups spécialisées dans les technologies dédiées à ladite transition, ce qui place le photovoltaïque en tant que gisement d’investissement indispensable face aux défis du réseau électrique national, sachant que l’énergie solaire s’impose comme une réponse structurelle majeure pour les investisseurs, les industriels et les particuliers.
Cette manifestation a été une opportunité pour le secrétaire d’Etat chargé de la Transition énergétique de mettre en exergue l’importance de la transition dans le sens où le principal défi réside, désormais, dans l’accélération de la mise en œuvre des programmes et autres projets en vue de leur transformation en capacités effectives pour le renforcement de la sécurité en la matière.
Bon à souligner que la Tunisie avance à pas sûrs dans la voie en question en franchissant, déjà, le seuil symbolique des mille mégawatts d’énergies renouvelables grâce aux parcs éoliens et aux projets solaires d’envergure avec une concentration dans le volet solaire avec des centrales sises à Kébili, Gafsa, Mezzouna, Tozeur, Gabès et Sidi Bouzid qui bénéficient d’un appui financier de l’Union européenne et autres opérateurs privés. Ce qui fait émerger un véritable réseau de “laboratoires” solaires installés dans les zones arides du désert et celles industrielles donnant naissance à une nouvelle carte énergétique nationale grâce au partenariat public-privé (PPP).
Les objectifs fixés par l’Etat sont clairs, en l’occurrence l’atteinte d’une part de 35% d’énergies renouvelables d’ici à 2030, puis de 50 % de parts à l’horizon 2035, ce qui est qualifié d’ambitieux dans la mesure où celà suppose une multiplication par cinq de la capacité solaire installée en l’espace de moins de dix ans, sachant que ceci traduit, certes, une volonté politique affirmée, mais aussi une prise de conscience quant à la nécessité d’une mobilisation financière et technique colossale, voire sans précédent.
C’est pour dire que la Tunisie avance à pas résolus sur le chemin d’une transition énergétique historique considérée comme un pilier central de la « Nouvelle Tunisie » voulue par le Président Kaïs Saïed avec l’objectif de promouvoir les énergies renouvelables — solaire, éolienne et hydrogène vert — dans le but évident de réduire la dépendance aux énergies fossiles et assurer une autosuffisance durable.



