Associations sportives : Le nouveau projet de loi pourrait ouvrir la voie à l’investissement en Bourse, selon Maher Ketari
Le Président de la commission des finances et du budget au Parlement, Maher Ketari, estime que l’adoption du projet de loi sur les structures sportives permettra aux sociétés d’investissement dans le sport d’être cotées en Bourse.
Il a rappelé que la loi n° 11 de 1995, actuellement en vigueur, ne prévoit pas ce type de sociétés, lors d’une intervention sur les ondes d’une radio privée.
Selon Maher Ketari, le projet de loi autorisera les associations sportives à créer des sociétés anonymes pouvant être introduites en Bourse. Elles devront toutefois conserver au moins 35 % du capital. Cette disposition permettra aux investisseurs de participer au financement des clubs ou de leurs différentes sections.
Un financement pour réduire la dépendance des clubs
Maher Ketari souligne que la cotation en Bourse pourrait permettre aux clubs, notamment ceux qui disposent d’une large base de supporters, de mobiliser des ressources financières importantes.
Cette ouverture aux investisseurs aiderait également les clubs à réduire leur dépendance à l’égard des particuliers. Elle favoriserait une gestion plus structurée et moins limitée aux affaires courantes.
Le président de la commission des finances considère ainsi ce projet de loi comme une occasion pour les associations sportives de devenir de véritables entreprises productives. Elles pourraient notamment accéder à des financements bancaires.
Une adoption espérée avant la fin de l’année
La commission des finances a récemment tenu une réunion consacrée à ce projet de loi. Elle compte poursuivre son examen afin de parvenir à son adoption avant la fin de l’année 2026.
Maher Ketari a également indiqué que la commission avait auditionné, l’année dernière, plusieurs acteurs du secteur sportif. Parmi eux figuraient des représentants du Comité National Olympique Tunisien, des présidents de clubs, des représentants du Comité paralympique et des avocats spécialisés ayant contribué à l’élaboration du texte.
Selon lui, le ministère de la Jeunesse et des Sports était le seul acteur sollicité à ne pas avoir participé à ces auditions.



