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Fret aérien : La demande africaine en hausse de 3 %
La Presse — La demande de fret aérien des compagnies africaines a augmenté de 3 % sur un an en août 2026, tandis que leur capacité a bondi de 14 %, selon l’Association du transport aérien international (IATA). Cette progression de l’offre, nettement supérieure à celle du trafic, a pesé sur le coefficient de remplissage régional. Cette situation a fait reculer de 3,9 points le coefficient de remplissage, à 36,5 %.
À l’échelle mondiale, la demande a augmenté de 4,4 %, portée notamment par la progression du commerce international, tandis que la capacité a légèrement diminué de 0,1 %. L’Afrique, qui représentait 2,1 % du marché mondial du fret aérien en 2025, affiche ainsi une croissance inférieure à celle de l’Amérique du Nord (+6,6 %), de l’Amérique latine et des Caraïbes (+5,1 %) et de l’Asie-Pacifique (+4,3 %). Le trafic sur le corridor Afrique-Asie a reculé de 11,9 %, enregistrant son troisième mois consécutif de contraction. À l’inverse, les échanges Asie-Amérique du Nord ont progressé de 13,2 %.
À Rabat : 41e session du Cihfe pour l’Afrique du Nord
Le Bureau de la CEA pour l’Afrique du Nord tiendra la 41e réunion du Comité intergouvernemental de hauts fonctionnaires et d’experts pour l’Afrique du Nord (Cihfe) à Rabat, du 3 au 5 novembre 2026. La réunion aura pour thème : « Renforcer les mécanismes de résilience économique pour faire face aux répercussions des chocs mondiaux simultanés en Afrique du Nord ».
Le Cihfe examinera les résultats obtenus au cours de l’année écoulée par le Bureau sous-régional pour l’Afrique du Nord, ainsi que son prochain programme de travail et ses orientations stratégiques. Il offrira également aux participants l’occasion d’échanger leurs expériences et bonnes pratiques en matière d’atténuation des effets de chocs multiples et simultanés, et d’explorer des politiques novatrices et pragmatiques visant à renforcer la résilience des pays d’Afrique du Nord, à soutenir leur transformation et leur diversification économiques, et à accélérer la mise en œuvre des Agendas 2030 (ODD) et 2063.
Les recommandations de la 41e réunion du Cihfe seront soumises à la 59e session de la Commission économique pour l’Afrique et à la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique (COM 2027), prévue à Addis-Abeba (Éthiopie) du 17 au 23 mars 2027, sous le thème « Façonner l’avenir du travail en Afrique : l’emploi des jeunes ».
Premier « Alamein Africa Forum » : Développer des partenariats transfrontaliers
Réunis en Égypte, plus de 20 chefs d’Etat et représentants de gouvernements africains ont participé au premier « Alamein Africa Forum ». Pendant trois jours, dirigeants politiques, chefs d’entreprise, banquiers et institutions de développement ont discuté des moyens de renforcer les échanges et les investissements sur le continent et de réduire la dépendance de l’Afrique aux financements extérieurs. L’objectif est de mieux exploiter les ressources financières et économiques de l’Afrique et de favoriser davantage de partenariats entre entreprises africaines. Le poids du secteur privé dans l’économie africaine, étant aussi au centre des débats, celui-ci représente plus de 70 % du produit intérieur brut du continent.
Mais une grande partie de son activité reste tournée vers l’extérieur. Environ 85 % des transactions du secteur privé africain sont réalisées avec des entreprises situées en dehors du continent. L’objectif primordial du forum était de permettre aux entreprises africaines d’identifier de nouvelles opportunités sur le continent et de développer des partenariats transfrontaliers. Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a évoqué les progrès réalisés ces dernières années. En effet, le commerce intra-africain a atteint 220 milliards de dollars en 2024, soit 14,4 % du commerce total du continent. Il a progressé de 12,4 % en un an, après une contraction de 5,9 % en 2023. Des chiffres encourageants, mais encore loin du potentiel du continent, selon le responsable de l’Union africaine. Pour accélérer les échanges, il préconise notamment de simplifier les procédures aux frontières, harmoniser les normes et les réglementations et améliorer les infrastructures et les connexions entre les pays africains. Les discussions du forum ont été focalisées sur plusieurs secteurs stratégiques : les infrastructures, le commerce, l’agriculture, la santé, les mines, les technologies et les énergies renouvelables. Pour les dirigeants réunis au Caire, l’enjeu reste toutefois avant tout économique : faire circuler les capitaux, les biens et les entreprises à l’intérieur du continent africain afin que la croissance de l’Afrique repose davantage sur ses propres ressources et ses propres marchés.



